Cet article date de plus de huit ans.

Fessenheim : Royal annonce une fermeture de la centrale nucléaire en 2018

La ministre de l'Environnement l'a annoncé mardi matin lors d'une visite à Strasbourg. La centrale de Fessenheim dans le Haut-Rhin fermera au moment de l'ouverture de l'EPR de Flamanville, soit en 2018.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (La centrale nucléaire de Fessenheim fermera en 2018 selon Ségolène Royal  © MaxPPP)

C'est une conséquence des retards pris par le chantier de l'EPR de Flamanville victime de plusieurs anomalies techniques. Le sort de cette nouvelle infrastructure étant liée à celui de la centrale nucléaire de Fessenheim.  "La centrale alsacienne fermera en 2018" , a annoncé Ségolène Royal ce mardi matin, lors d'une visite à Strasbourg.  La doyenne des centrales françaises devait initialement arrêter ses réacteurs l'année prochaine, au moment où l'EPR devait ouvrir, conséquence de la loi qui prévoit le plafonnement de la production d'énergie nucléaire.  

Une promesse de François Hollande 

Au passage, Ségolène Royal a indiqué que les 5 milliards d'indemnités que pourrait réclamer EDF en compensation de la fermeture de la centrale était "sans fondement". "Aucune évaluation n'a été réalisée à ce jour" selon elle.

"'Quand Flamanville ouvrira, Fessenheim fermera" Ségolène Royal, ministre de l'Environnement

Cette fermeture de Fessenheim jugée vieillissante par les écologistes qui militent depuis des années pour obtenir son démantèlement, François Hollande l'a promise plusieurs fois. La dernière c'était au mois de mars. Et le chef de l'Etat avait indiqué que la fermeture interviendrait "à l'horizon de la fin du quiquennat" .  "Un engagement qui doit être tenu" aux yeux de Denis Baupin, député EELV et vice-président de l'Assemblée Nationale. 

"L'engagement de François Hollande doit être tenu" Denis Baupin, député EELV

A LIRE AUSSI ►►► Expliquez-nous la centrale nucléaire de Fessenheim 

Quelques heures après son annonce, la ministre allemande de l'Environnement Barbara Hendricks a fait part de son "regret" et sa "déception". "Je m'attendais à ce que le réacteur soit retiré du réseau en 2017" a-t'elle réagit dans un communiqué. Devant les nombreuses réactions, Ségolène Royal s'est fendue de deux tweets en fin de journée. 

 

 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.