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Vidéo Arrêt des soins de Vincent Lambert : "Ils sont en train de le sédater... C'est un crime !" s'indigne sa mère

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Radio France

Alors que l'arrêt des soins a débuté lundi matin pour Vincent Lambert, sa mère s'indigne du traitement réservé à son fils, dans un état végétatif depuis dix ans, devant le CHU de Reims qui accueille ce dernier.

Le CHU de Reims a annoncé lundi 20 mai l'arrêt des traitements pour Vincent Lambert, en état végétatif depuis dix ans, et la mise en place d'une "sédation profonde et continue" dans un courrier adressé à sa famille.

"Ils sont en train de le sédater ! s’indigne la mère de Vincent Lambert, après lui avoir rendu visite au CHU. Cela va prendre du temps ? On ne sait même pas. C’est un crime, c’est tout !" "C’est pour faire passer l’euthanasie, poursuit Viviane Lambert. Vincent est [devenu malgré lui] le promoteur de l'euthanasie. Cela les arrange cette loi Leonetti."

La loi Claeys-Leonetti de 2016 interdit l'euthanasie et le suicide assisté mais autorise l'arrêt des traitements en cas "d'obstination déraisonnable". Selon cette loi, les traitements peuvent être "suspendus" lorsqu'ils "apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie". En avril, saisi par les parents de Vincent Lambert, le Conseil d'État a considéré que la poursuite du traitement, "n'ayant d'autre effet que le maintien artificiel de la vie", traduirait "une obstination déraisonnable", clé de voûte de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie

C’est une honte ! J’ai honte pour la France, j’ai honte pour la médecine.

Viviane Lambert

à franceinfo

Sur Europe 1 dimanche, Jean Leonetti avait déclaré que l'arrêt des soins s'inscrivait bien dans le cadre de la loi dont il est l'artisan, estimant que cette décision est "d'autant plus douloureuse" pour les parents "qu'elle est tardive". 

L'alimentation et l'hydratation artificielle dont bénéficiait l'ancien infirmier psychiatrique, devenu un symbole du débat sur la fin de vie, devaient être arrêtées et, parallèlement, des sédatifs devaient lui être administrés. Ce processus, qui intervient après des années de bataille judiciaire, pourrait conduire à la mort de Vincent Lambert d'ici quelques jours.

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