Cet article date de plus de cinq ans.

Quatre écoliers sur dix pratiquent un jeu d'asphyxie ou de strangulation

Selon une étude publiée par la Société française de pédiatrie, ces jeux dangereux débutent dès la maternelle. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Selon une étude publiée par la Société française de pédiatrie, "71% des écoliers affirment connaître au moins un jeu d'asphyxie ou d'étranglement". (FRED DUFOUR / AFP)

Jeu du foulard, de la tomate, du rêve indien... Quatre écoliers sur dix pratiquent un jeu d'asphyxie ou de strangulation, selon une enquête de la Société française de pédiatrie, menée auprès des élèves de CE1 et de CE2 de 25 écoles de la région toulousaine et relayée par Le Parisien, vendredi 4 décembre.

Selon cette étude, qui a recueilli 1 013 réponses, 71% des élèves affirment connaître au moins un jeu d'asphyxie ou d'étranglement, et 40% indiquent en pratiquer. Pour un tiers d'entre eux, ces jeux dangereux débutent en maternelle, souligne le quotidien.

"Cinq décès" cette année

"Il est probable que cette pratique est bien plus fréquente qu'on ne le croyait jusqu'ici, d'autant qu'une autre étude menée dans le nord de la France présente des résultats similaires", explique dans les colonnes du journal Bertrand Chevallier, le chef du service de pédiatrie à l'hôpital Ambroise-Paré (AP-HP) de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Ces jeux d'asphyxie ou de strangulation "font ralentir le cœur anormalement, et le cerveau souffre parce qu'il n'a plus assez d'oxygène et trop de C02", détaille dans Le Parisien Françoise Cochet, la présidente de l'Association de parents d'enfants accidentés par strangulation (Apeas). Elle prévient : "Des enfants peuvent être handicapés à vie, faire un arrêt cardiaque ou un trauma crânien quand ils tombent en s'évanouissant. Cette année, nous avons eu connaissance de cinq décès d'enfants à cause de ces jeux."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Education

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.