Parcoursup : "Du stress, un contexte difficile à vivre", car les lycéens ne sont "pas informés sur l'orientation", dénonce un syndicat lycéen

Les lycéens ont "extrêmement peur pour leur avenir", confie sur franceinfo Colin Champion, président de La voix lycéenne.

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Radio France
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Un élève d'une classe de Terminale s'inscrit à la plateforme Parcoursup, le 22 janvier 2021. (VANESSA MEYER / MAXPPP)

L'ouverture de Parcoursup, c'est "du stress, un contexte difficile à vivre", parce que les lycéens ne sont "pas accompagnés, pas informés sur l'orientation", a dénoncé jeudi 20 janvier sur franceinfo Colin Champion, président du syndicat La Voix lycéenne, alors que les élèves de terminale commencent à sélectionner leurs vœux d'études supérieures sur la plateforme d'orientation Parcoursup.

>> Parcoursup et Covid-19 : "Toute notre orientation se joue à ça, on est un petit peu perdus", confient les lycéens

Colin Champion rappelle que, "depuis son arrivée au ministère" de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer "a supprimé plus de 7 500 postes de professeurs dans le second degré". Il pointe notamment le manque "de conseillers d'orientation" et évoque des "rendez-vous" d'orientation qui "peuvent durer une demi-heure". Pour une société "où les jeunes peuvent trouver un travail qui leur corresponde et une formation qui leur va", le représentant de La Voix lycéenne plaide pour que l'on puisse "permettre à chacun de trouver la voie qui lui corresponde, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui". Il souligne qu'actuellement, "des lycéens sont refusés à la fac."

"On en est revenu à remettre en question le droit d'avoir accès à l'éducation, le droit d'avoir accès à l'enseignement supérieur. Et c'est extrêmement grave."

Colin Champion, président du syndicat La Voix lycéenne

à franceinfo

Les lycéens ont "extrêmement peur pour leur avenir." Le président de La voix lycéenne affirme également qu'aujourd'hui, le baccalauréat "est devenu local avec 40% de contrôle continu avec des sujets qui sont en partie déterminés par les professeurs". En ce qui concerne l'orientation des lycéens, "cela dépend du lycée, cela dépend parfois de la bonne volonté de nos professeurs qui vont accepter de donner sur leurs heures de temps libre pour accompagner des élèves individuellement et les sortir un peu de la galère". Mais la réalité selon lui, c'est que "rien n'est mis en place concrètement par le ministre nationalement pour garantir à tout le monde d'avoir une place sur Parcoursup."

Pour faire leur choix dans les 20 000 formations proposées sur la plateforme, les lycéens ont "besoin de temps et donc de moyens de conseillers d'orientation qui puissent nous accompagner" et c'est "ce qu'il manque cruellement" dans l'Education nationale, ajoute Colin Champion. "Tant qu'on n'aura pas assez de moyens, tant qu'on n'aura pas un vrai service public de l'orientation, un pôle public, la situation pour passer du monde des études au monde du travail ne sera pas résolue."

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