Mobilisation des étudiants : "Un élan s'est créé depuis deux semaines", assure la présidente de l'Unef-Paris 1

Les étudiants sont appelés à participer à la mobilisation sociale mardi, avec les cheminots ou encore les éboueurs. "On sera au maximum dans la rue", prédit Jaspal De Oliveira, à la tête de l'Unef pour l'université Paris 1-Panthéon Sorbonne.

Des étudiants de l\'Unef brandissent une banderole, lors d\'une manifestation en novembre 2017 à Montpellier.
Des étudiants de l'Unef brandissent une banderole, lors d'une manifestation en novembre 2017 à Montpellier. (PASCAL GUYOT / AFP)

Comme les cheminots, les éboueurs, les salariés d'Air France et ceux du secteur de l'énergie, les étudiants se mobilisent mardi 3 avril. Eux s'opposent à la loi Vidal qui crée, selon eux, un dispositif de sélection dans les universités. Après les blocages de la semaine dernière, la contestation semble s'étendre. Au total, 18 organisations représentant la jeunesse (dont la FIDL, l’Unef ou encore les Jeunes écologistes) appellent à rejoindre la mobilisation sociale. 

1 200 étudiants à l'assemblée générale

"À Strasbourg, ça bouge. À Lille, à Toulouse, à Nantes, à Rennes, à Montpellier... J'ai vraiment l'impression que depuis deux semaines, il y a un élan qui s'est créé, ce qui n'était pas le cas avant", a estimé lundi sur franceinfo, Jaspal De Oliveira, étudiante en 4e année et représentante du syndicat l'Union nationale des étudiants de France (Unef) pour l'université Paris 1-Panthéon Sorbonne, où une assemblée générale a voté, jeudi, le blocage de l'université. Mardi, une autre assemblée générale est prévue à 10h à Paris 1-Panthéon Sorbonne, avant la manifestation. 

"On a eu la première assemblée générale à 800 en février, après il y a eu une AG à 200, ce qui n'était pas très motivant mais on a continué à se mobiliser", raconte l'étudiante. "Lundi dernier, on a fait une première AG à 800, là on était 1 200 et j'ai vraiment l'impression qu'il y a des foyers de mobilisation qui traînent partout et que vraiment le 3 avril, le 19 avril on sera au maximum dans la rue pour montrer à ce gouvernement qu'on n'est pas d'accord avec cette réforme", poursuit Jaspal De Oliveira. 

J'espère que cette mobilisation va pouvoir arriver à faire que la réforme soit retirée. J'ai vraiment espoir qu'on arrive à lancer quelque chose ces prochains jours.Jaspal De Oliveira, présidente du syndicat étudiant Unef-Paris 1à franceinfo

Toutes ces organisations étudiantes dénoncent aussi les incidents qui ont eu lieu dans les universités de Montpellier et Lille où plusieurs étudiants ont été blessés alors qu’ils dénonçaient la réforme de l’entrée à l’université.