Épreuves de spécialité du bac : le Snes-FSU demande que "le ministre se prononce très vite" sur un report

Le ministre de l'Éducation nationale reçoit vendredi les organisations syndicales pour aborder la question des épreuves de spécialité du baccalauréat, prévues du 14 au 16 mars.

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Un lycéen passe l'épreuve de philosophie du baccalauréat, à Aurillac (Cantal), le 17 juin 2021.  (JEREMIE FULLERINGER / MAXPPP)

"Toutes les organisations syndicales demandent le report des épreuves" de spécialité du baccalauréat, a rappelé jeudi 27 janvier sur franceinfo Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat Snes-FSU (Syndicat national des enseignants du second degré). Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, reçoit vendredi les syndicats d'enseignants pour aborder notamment l'organisation de ces épreuves, prévues initialement du 14 au 16 mars. Il a affirmé mercredi que le calendrier n'était toujours pas tranché.

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Tous les syndicats sont "conscients que ces épreuves ne peuvent pas se tenir", insiste Sophie Vénétitay. Elle pointe "un retard pris sur les programmes". Les enseignants ont "des morceaux de classe en raison de l'isolement des élèves". Il est donc impossible "de travailler la méthode" notamment pour la période "du bac blanc". "C'est très difficile d'avoir tous les élèves pour leur permettre de s'entraîner correctement." Pour la secrétaire générale du Snes-FSU, il y a "urgence" que le ministre "se prononce très vite pour le report de ces épreuves en fin d'année".

Organiser les épreuves en juin

Même son de cloches chez les directeurs d'établissement : "Il faut laisser un peu plus de temps aux élèves pour se préparer", plaide le secrétaire général du SNPDEN, Bruno Bobkiewicz. Le retard pris par les enseignants dans les programmes "est conséquent", assure Sophie Vénétitay. "Tout le monde court après les chapitres" en ayant "les yeux rivés sur l'agenda" avec la pression pour "tout boucler dans les temps pour le mois de mars". Les professeurs ont "le sentiment de laisser sur le côté des élèves" et de ne "rien pouvoir faire pour raccrocher" les élèves "qui n'arrivent pas à suivre".

Le Snes-FSU demande donc que les épreuves de spécialités soient "reportées au mois de juin". Mais pour éviter le "stress supplémentaire" redouté par les parents et les lycéens, il propose qu'elles portent "sur le programme prévu pour le mois de mars" afin d'éviter d'avoir "de nouveaux chapitres à voir pour la fin de l'année". "On se laisse du temps pour faire ce qui n'a pas été fait et on se laisse du temps sans stress." "Difficile de savoir quels seront les arbitrages du ministre", ajoute Sophie Vénétitay. Mais elle espère que "la solution de sagesse et de responsabilité l'emportera" vendredi afin de "ramener de la sérénité"

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