Procès Sarkozy : l’ex-président jugé pour corruption

Nicolas Sarkozy est accusé d’avoir tenté d’obtenir des renseignements sur une enquête auprès d’un magistrat pour obtenir un poste, l’audience a été suspendue jusqu’au jeudi 26 novembre.

FRANCE 2

Pour la première fois, lundi 23 novembre, un ancien président de la République est jugé pour corruption. Jugé avec Nicolas Sarkozy, un ténor du barreau, Thierry Herzog, son avocat de longue date. Troisième homme de l'affaire, absent du procès, l’ancien magistrat Gilbert Azibert, accusé lui aussi de corruption et trafic d’influence. Fin 2014, Nicolas Sarkozy est placé sur écoute, dans le cadre d’une enquête sur un financement de campagne. Est-il conscient d’être écouté ? En tout cas, son avocat Thierry Herzog, lui procure un téléphone sous un faux nom. Cette ligne sera aussi mise sous écoute. Il sera question de Gilbert Azibert, disposé à fournir des renseignements confidentiels en échange d’un poste prestigieux à Monaco.

Un procès reporté ?

Des faits toujours niés par les trois prévenus. À l’ouverture de l’audience, les avocats de Gibert Azibert ont fourni des certificats médicaux, mais la présidente de l’audience a ordonné une nouvelle expertise médicale. Jeudi 26 novembre, s'il est jugé apte par les médecins, c’est en sa présence que le procès reprendra. Dans le cas contraire, il pourrait être renvoyé à une date ultérieure.

Le JT
Les autres sujets du JT
L\'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, le 7 novembre 2020, lors de l\'hommage aux victimes de l\'attentat de la basilique Notre-Dame à Nice (Alpes-Maritimes).
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, le 7 novembre 2020, lors de l'hommage aux victimes de l'attentat de la basilique Notre-Dame à Nice (Alpes-Maritimes). (VALERY HACHE / AFP)