Affaire des "écoutes" : le procès de Nicolas Sarkozy reprendra lundi

Le procès, qui s'est ouvert lundi, avait été suspendu dans l'attente du résultat d'un examen médical de Gilbert Azibert, l'un des prévenus, avec Nicolas Sarkozy et l'ancien avocat de ce dernier, Thierry Herzog.

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L'ancien president de la République, Nicolas Sarkozy, quitte le tribunal, à Paris, le 26 novembre 2020.  (MEHDI TAAMALLAH / NURPHOTO / AFP)

Le procès impliquant Nicolas Sarkozy reprendra lundi 30 novembre. Le tribunal correctionnel de Paris a rejeté, jeudi 26 novembre, la demande de renvoi du procès dit des "écoutes", dans le cadre duquel l'ancien président de la République est jugé pour corruption et trafic d'influence. 

A l'ouverture du procès, lundi, le tribunal correctionnel de Paris avait décidé de suspendre l'audience jusqu'à ce jeudi 13h30, dans l'attente des conclusions d'une expertise médicale concernant l'état de santé de l'ancien magistrat Gilbert Azibert, qui figure parmi les coprévenus, avec l'avocat Thierry Herzog.

Gilbert Azibert jugé "apte" à comparaître

Cette expertise médicale ayant conclu que Gilbert Azibert, 73 ans, était apte à comparaître, le tribunal a rejeté sa demande de renvoi et ordonné qu'il comparaisse "en personne" lundi à 13h30, avant de suspendre à nouveau l'audience jusqu'à cette date.

Le rapport d'expertise, un document de 10 pages auquel France Télévisions a eu accès, se base sur un examen médical qui s'est déroulé mardi, au domicile bordelais de Gilbert Azibert, ancien magistrat de 73 ans. L'expert note que l'homme "est dans un état de santé satisfaisant" mais préconise néanmoins la mise en place "d'une surveillance médicale au sein du tribunal, une fois chaque demi-journée de procès, afin d'évaluer l'état de santé de monsieur Azibert et plus particulièrement en environnement stressogène [sic]. Cette recommandation pourrait également être engagée en cas de débat en visioconférence."

La justice accuse Nicolas Sarkozy d'avoir promis un poste à Monaco à Gilbert Azibert, en échange d'informations confidentielles au sujet de l'enquête sur des soupçons de versements illégaux qu'il aurait reçus de la milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, pour le financement de sa campagne électorale de 2007. Nicolas Sarkozy nie toute malversation.

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