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Espace : Rosetta touche au but dix ans après son lancement

Le véhicule spatial Rosetta est presque arrivé à destination. Dix ans après son lancement la sonde européenne devrait mercredi se trouver à 100 km de la comète Tchourioumov-Guérassimenko. L'enjeu est de mieux comprendre l'évolution du système solaire depuis sa naissance.
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Radio France
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 (La sonde Rosetta arrivera mercredi à 100 km de la comète Tchourioumov-Guérassimenko. © ESA)

 Lancée il y a dix ans, Rosetta touche enfin au but. Après un périple de plus de six milliards de km dans l’espace, la sonde européenne arrivera mercredi à 100 km seulement de la comète Tchourioumov-Guérassimenko. "La phase d’approche sera terminée"  à 100 km, explique Sylvain Lodiot, responsable des opérations de vol de Rosetta à l'Agence spatiale européenne (ESA).

Une fois arrivée à cette distance, sa vitesse sera ramenée à 1m/s, soit 3,6 km/h, celle d'un promeneur. Mais, la sonde devrait encore se rapprocher de la comète dans les mois qui viennent. A partir d’octobre, elle orbitera autour de la comète à une distance de 30 km.

Le robot Philae devrait atterrir sur la comète en novembre

Puis, en fonction de l’activité de Tchourioumov-Guérassimenko, elle devrait se rapprocher jusqu’à 10 km de la surface du noyau et encore plus près, à 2-3 km, en novembre pour pouvoir larguer le robot Philae.

 Si plusieurs sondes ont déjà survolées des comètes, aucun véhicule spatial ne s’était, avant Rosetta, mis en orbite autour. Cette mission devrait permettre de percer les secrets de Tchourioumov-Guérassimenko et de mieux comprendre l'évolution du système solaire depuis sa naissance. 

Car si l’on a recensé plus de 4.000 comètes, on connaît très peu de choses sur elles. Depuis la Terre, il est seulement possible d’observer leur chevelure et l’on voit très rarement leur noyau.

La comète Tchourioumov-Guérassimenko dotée d'un noyau double

Les images déjà transmises par la caméra Osiris-NAC, embarquée à bord de Rosetta, ont révélé un drôle d'animal: Tchourioumov-Guérassimenko a un noyau double. Pour Philippe Lamy, directeur de recherche émérite au CNRS (Centre national de recherche scientifique), "Une telle forme décuple l'intérêt scientifique de la mission Rosetta, car nous allons devoir comprendre comment ce noyau s'est formé ."

L’inconnue reste le dégazage, les gaz et poussières éjectés du noyau qui forment la chevelure de la comète, explique les scientifiques. Celui-ci pourrait "induire des erreurs de positionnement et de pointage ".

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