Un troisième cœur artificiel implanté en France

Selon "Libération", un cœur artificiel Carmat a été implanté sur un troisième patient il y a environ deux semaines, à l'hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris.

Un employé de la société Carmat montre le cœur artificiel, le 24 septembre 2009, à Vélizy (Yvelines). 
Un employé de la société Carmat montre le cœur artificiel, le 24 septembre 2009, à Vélizy (Yvelines).  (FRANCK FIFE / AFP)

Un troisième cœur artificiel de la société Carmat a été implanté il y a deux semaines sur un patient, assure mardi 28 avril Libération. L'opération a été réalisée par le professeur Christian Latrémouille à l'hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris.

Selon le journal, "l'intervention s'est bien passée, mais les suites opératoires sont délicates". Libération est le seul quotidien à l'annoncer ce mardi matin, et ne précise pas ses sources. "Comme toujours depuis le début de cette grande aventure médicale et chirurgicale, c'est un black-out total et une opacité complète qui prévalent (…), écrit le journal. Rien ne filtre. Aucune confirmation, ni de l'entreprise Carmat à l'origine de cette prothèse révolutionnaire, ni du professeur Alain Carpentier, son concepteur, ni de l'hôpital, ni de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris."

Le second patient implanté aurait été réhospitalisé

La première greffe avait eu lieu le 18 décembre 2013 à l'hôpital Pompidou : trois mois plus tard, le patient, âgé de 76 ans, était décédé des suites d'un arrêt inopiné de la machine. La seconde avait été effectuée au CHU de Nantes (Loire-Atlantique) en août 2014 par le professeur Daniel Duveau : le patient, âgé de 69 ans, est toujours en vie. Il a confié au Journal du dimanche début avril qu'il s'était "senti revivre" dès le jour de l'opération et avait repris ses habitudes "d'autrefois", au point même de faire du vélo.

Mais selon Libération, "il ne semble pas que l'histoire de Nantes se déroule de façon aussi parfaite que cela". Selon ses informations, le patient a dû être réhospitalisé.