Mort du deuxième patient équipé d'un cœur artificiel : la prothèse avait un "défaut"

La société de biotechnologies française confirme une défaillance technique des moteurs de sa prothèse cardiaque.

Un cœur artificiel Carmat manipulé le 24 septembre 2009 dans les locaux de l\'entreprise à Vélizy (Yvelines).
Un cœur artificiel Carmat manipulé le 24 septembre 2009 dans les locaux de l'entreprise à Vélizy (Yvelines). (FRANCK FIFE / AFP)

Une défaillance technique. Le cœur artificiel, dont était équipé depuis neuf mois le patient mort samedi, a connu un "dysfonctionnement" au niveau de ses moteurs, a indiqué mardi 5 mai la société de biotechnologies française qui a conçu la prothèse cardiaque.

Agé de 69 ans, ce malade avait reçu sa prothèse le 5 août 2014 et menait depuis une vie "quasi-normale auprès des siens" dans l'ouest de la France. Mais son cœur artificiel s'est rapidement usé. "Son fonctionnement s'est dégradé du fait d'un défaut de pilotage des moteurs conduisant à une diminution du volume de sang éjecté dans l'organisme", a expliqué l'entreprise dans un communiqué. Les premières analyses montrent toutefois "la biocompatibilité de la prothèse avec l'organisme et avec le sang", fait valoir la société. 

Les essais continuent

"Les fondamentaux de conception sont donc confirmés à ce stade de l'analyse", poursuit Carmat qui précise qu'elle va continuer "l'expertise des causes du dysfonctionnement apparu". Carmat s'est fixé comme objectif de finaliser en 2015 cette première phase d'essais pour son coeur artificiel "bioprothétique". Un troisième patient a ainsi reçu une prothèse début avril à Paris dans le cadre de ces essais cliniques qui prévoient d'équiper un total de quatre malades.