Santé : le ras-le-bol des sages-femmes épuisées par de mauvaises conditions de travail

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Santé : la grogne des sages-femmes sur un métier peu valorisé
FRANCE 3
Article rédigé par
M.Queiennec, Y.Le Teurnier, E.Silveiro - France 3
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Les sages-femmes manifestent pour réclamer une meilleure reconnaissance de leur travail, plus d'effectifs et une revalorisation de leur salaire. 

Dans un hôpital de Montpellier, dans l'Hérault, elles sont plus de 90% à faire grève. Les sages-femmes réclament de meilleures conditions de travail, épuisées par la pression hospitalière. "Ce qui nous manque, c'est l'effectif, c'est être suffisamment en nombre dans la physiologie et la présence, il n'y a pas que l'acte lui-même", déplore Laure Romestand, sage-femme hospitalière. Même dans les services gynécologique, obstétrique, et de suivi post-grossesse, il est souvent impossible de travailler dans de bonnes conditions. 

Revalorisations pas à la hauteur 

"On n'a pas le temps, on est en flux tendu en permanence, on s'excuse tout le temps (...) c'est pas une bonne façon de prendre en charge les gens", déplore Elodie Pieyre, sage-femme. En France, elles sont 23 000 en cabinets, hôpitaux et cliniques. En début de carrière, elles gagnent environ 1 600 euros net. Elles souffrent toutes de ce manque de reconnaissance. "Les revalorisations salariales ne sont pas à la hauteur", résume Isabelle Lacroix-Bouloc, secrétaire adjointe de l'association "Sages-femmes libérales 34".

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