VIDEO. La gestion des premiers cas d'Ebola fait polémique aux Etats-Unis

Les critiques sur la réaction de l'administration fédérale aux deux contaminations survenues au Texas se sont accentuées.

En pleine épidémie d'Ebola, les autorités sanitaires américaines sont sur la sellette. La raison ? Les manquements constatés après les contaminations de deux infirmières à Dallas, là où est mort un patient libérien atteint du virus.

"Nous savons comment mettre Ebola sous contrôle"

Les responsables de santé publique des Etats-Unis ont toutefois tenté de rassurer les Américains. Le docteur Thomas Frieden, directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a défendu devant des parlementaires très incisifs les mesures mises en place pour stopper l'épidémie. "Ebola n'est pas nouveau, même s'il est nouveau aux Etats-Unis. Nous savons comment mettre Ebola sous contrôle", a-t-il dit déclaré.

Face à l'urgence, le président américain Barack Obama avait promis mercredi une réponse "beaucoup plus agressive" pour éviter de nouveaux cas et limiter tout risque de nouvelles transmissions. Il a aussi autorisé jeudi le Pentagone à envoyer des réservistes en Afrique de l'Ouest pour participer à la mise en place des infrastructures de lutte contre le virus.

Obama comprend que les Amércains aient "peur"

Signe de l'inquiétude croissante, deux écoles dans l'Ohio, dans le nord du pays, et au Texas, dans le sud, ont été fermées jeudi par crainte que des élèves ou des enseignants aient eu des contacts avec la deuxième infirmière contaminée qui a pris l'avion entre ces deux Etats. Des voix s'élèvent aussi depuis plusieurs jours au Congrès pour fermer le territoire américain aux ressortissants des trois pays les plus affectés par Ebola, mais Barack Obama y verrait une mesure contre-productive.

Le président américain a par ailleurs souligné que s'il comprenait que les Américains aient "peur" face à ce virus, il était indispensable de remettre les choses en perspective. "Je veux que tout le monde comprenne que c'est une maladie très difficile à attraper", a-t-il martelé.

Une équipe médicale en tenue de protection transfère la première infirmière américaine contaminée par le virus Ebola, le 16 octobre 2014 à Dallas (Etats-Unis).
Une équipe médicale en tenue de protection transfère la première infirmière américaine contaminée par le virus Ebola, le 16 octobre 2014 à Dallas (Etats-Unis). (TONY GUTIERREZ /AP / SIPA)