Vidéo Covid-19 : Florence Parly reconnaît avoir affirmé à tort que des militaires rapatriant les Français de Wuhan avaient été testés

Ces militaires de la base de Creil (Oise) avaient fait l'objet d'un suivi médical, en février, mais pas d'un test, la politique à l'époque étant de ne tester que les personnes symptomatiques, a expliqué la ministre des Armées.

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France Télévisions
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La ministre des Armées, Florence Parly, à l'Elysée, le 16 septembre 2020. (MAXPPP)

Leur cas suscitait de nombreuses interrogations au début de l'épidémie de Covid-19 : dix-huit militaires de la base de Creil (Oise) accompagnaient le premier vol de rapatriés français de Wuhan, arrivé en France le 31 janvier dernier. Quelques semaines plus tard, l'Oise était le théâtre d'un des premiers clusters connus en France, à Crépy-en-Valois.

Auditionnée par la commission d'enquête sénatoriale sur la gestion de l'épidémie, mardi 22 septembre, la ministre des Armées, Florence Parly, a reconnu avoir fait une déclaration erronée à l'époque : contrairement à ce qu'elle avait affirmé, ces soldats n'ont pas été testés à leur retour. Une séquence isolée par la chaîne Public Sénat.

"J'ai juré de dire toute la vérité et donc je me dois de vous dire que j'ai dit quelque chose d'inexact le 4 mars à France 2", a expliqué la ministre au Sénat. "Ils ont été testés, ils n'étaient pas porteurs du virus", avait-elle déclaré à l'époque.

"C'était un raccourci, dit-elle aujourd'hui. Ce qui s'est passé, c'est que les équipages ont été soumis à un protocole sanitaire extrêmement strict mais qui en effet ne comprenait pas à l'époque de tests."

Ils n'étaient pas les "patients zéro", selon une enquête

"Le dogme, à ce moment-là, n'était pas de tester tout le monde mais de tester les patients symptomatiques", a ajouté la directrice du service de santé des armées, Maryline Gygax Généro, auditionnée à ses côtés. Les civils rapatriés de Wuhan, symptomatiques ou non, avaient tous été testés au début de leur quatorzaine.

La ministre des Armées maintient cependant que ces militaires ont été soumis à "un protocole sanitaire extrêmement strict" comprenant un isolement de 14 jours, et que "la base militaire de Creil n'est pas à l'origine d'un cluster dans l'Oise".

Une enquête avait découvert a posteriori un premier cas de Covid-19 dans l'Oise dès la deuxième semaine de janvier, avant le passage de ces militaires à Wuhan. Ecartant l'hypothèse faisant d'eux les "patients zéro" de l'épidémie dans le département et en France.

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