Variant Omicron : l'OMS déconseille les voyages aux personnes vulnérables, mais juge inutile l'interdiction des déplacements

Ces mesures "peuvent avoir un impact négatif sur les efforts de santé mondiaux pendant une pandémie en dissuadant les pays de signaler et de partager les données épidémiologiques et de séquençage", a prévenu l'OMS.

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Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'exprime depuis Genève (Suisse), le 29 novembre 2021. (CHRISTOPHER BLACK / WORLD HEALTH ORGANIZATION / AFP)

L'Organisation mondiale de la santé a déconseillé aux personnes à risque qui n'ont pas été entièrement vaccinées contre le Covid-19 de voyager, mardi 30 novembre, tout en jugeant inutiles les interdictions en la matière prises par de nombreux pays en raison du variant Omicron. "Les interdictions générales de voyager n'empêcheront pas la propagation" de ce variant, a estimé l'OMS dans un document technique. L'institution juge "élevée" la "probabilité qu'Omicron se répande au niveau mondial", même si de nombreuses inconnues demeurent (contagiosité, efficacité des vaccins existants, gravité des symptômes).

Initialement signalée en Afrique du Sud, cette nouvelle souche a été repérée sur tous les continents, mais l'Europe, confrontée à une nouvelle vague, semble la plus touchéeOmicron a été détecté aux Pays-Bas dans deux échantillons de test prélevés les 19 et 23 novembre et une des deux personnes concernées n'avait pas voyagé récemment, ce qui suggère que le variant circulait déjà dans le pays, selon l'Institut néerlandais de la santé et de l'environnement (RIVM).

L'OMS appelle au calme

Le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé au "calme" et a demandé aux pays une réponse "rationnelle" et "proportionnelle" face à la propagation du variant Omicron. Comprenant "le souci de tous les pays de protéger leurs citoyens", il s'est aussi dit "préoccupé par le fait que plusieurs Etats membres prennent des mesures générales et brutales qui ne sont ni fondées sur des preuves ni efficaces en soi et qui ne feront qu'aggraver les inégalités" entre les pays.

Depuis que Johannesbourg a signalé l'apparition de ce nouveau variant fin novembre, de nombreux Etats ont fermé leurs frontières à l'Afrique du Sud et à ses voisins, provoquant la colère dans la région. Ces mesures "peuvent avoir un impact négatif sur les efforts de santé mondiaux pendant une pandémie en dissuadant les pays de signaler et de partager les données épidémiologiques et de séquençage", a d'ailleurs prévenu l'OMS.

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