Vaccins contre le Covid-19 : la Haute Autorité de santé recommande de décaler la deuxième dose à six semaines pour "accélérer la vaccination"

Pour la HAS, la hausse des contaminations et l'arrivée des variants "appellent à une accélération de la vaccination pour faire face au risque de flambée de l'épidémie dans les prochaines semaines".

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Cette recommandation concerne les vaccins à ARN messager, ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna. (Photo d'illustration) (DAVID HIMBERT / HANS LUCAS / AFP)

Décaler, pour accélerer. Dans un avis rendu samedi 23 janvier, la Haute Autorité de santé recommande "d'élargir à six semaines le délai entre deux doses de vaccin à ARN messager (vaccins de Pfizer et Moderna)" "afin de protéger plus vite un plus grand nombre de personnes à risque d'hospitalisation ou de décès" liés au Covid-19Un avis "dans le prolongement" de ceux émis par l'Organisation mondiale de la santé, l'Agence nationale de sécurité du médicamement et Santé publique France.

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En se basant sur les modélisations de l'Institut Pasteur, la HAS estime que "sur le premier mois de mise en œuvre de cette mesure, ce sont au moins 700 000 personnes supplémentaires qui seraient protégées par le vaccin". Pour le patient, "le risque de perte d'efficacité paraît limité", "la première dose offrant déjà une protection contre le virus".

Pour que cet allongement soit efficace, il faut qu'il "soit mis en œuvre rapidement et que les doses de vaccins soient réservées effectivement aux populations les plus à risque de forme grave de Covid-19 ou de décès", soit les personnes âgées de plus de 75 ans et les personnes âgées de 65 à 74 ans, "en commençant par celles présentant des comorbidités".

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