Ouverture de la vaccination aux policiers et enseignants : assurons-nous d'avoir vaccinés toutes les "personnes qui étaient prioritaires auparavant", demande un médecin

Dès ce week-end, les enseignants, les policiers et d'autres personnes de plus de 55 ans et aux fonctions jugées à risque vont pouvoir recevoir une première dose de vaccin contre le Covid-19. 

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Dès ce week-end, des policiers, des gendarmes, des enseignants de plus de 55 ans pourront se faire vacciner contre le Covid-19. (CÉLINE LOIZEAU / FRANCE-BLEU ISÈRE)

"J'ai beaucoup milité pour que, avant d'ouvrir des nouvelles strates de priorité de la vaccination, on s'assure que l'ensemble des gens qui étaient prioritaires auparavant ont pu être contactés et vaccinés", a indiqué vendredi 16 avril sur franceinfo Jean-Daniel Lelièvre, chef du service "Immunologie clinique et maladies infectieuses" à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne), et expert à la Commission technique des vaccinations de la Haute autorité de santé (HAS).

Le gouvernement a en effet annoncé l'ouverture dès ce week-end de nouveaux "créneaux dédiés", pour la vaccination contre le Covid-19 des enseignants et des policiers de plus de 55 ans. 

franceinfo : Certaines populations prioritaires ne sont toujours pas vaccinées alors que le gouvernement annonce l'ouverture de créneaux pour d'autres catégories comme les policiers et les enseignants, ça devient compliqué à comprendre non ?

Jean-Daniel Lelièvre : Évidemment, les schémas sont relativement compliqués. Mais si on avait des vaccins pour tout le monde, on pourrait faire des schémas très simples. Là, on sait que la disponibilité des vaccins est limitée. Donc forcément, on est obligés de faire des priorités et d'avoir des accès qui sont un petit peu différentiels. Je reconnais que ça peut être compliqué, mais on n'a malheureusement pas le choix de faire différemment à l'heure actuelle.

Est-ce que vous comprenez toutes ces personnes âgées qui n'arrivent pas à trouver de créneaux alors qu'elles sont prioritaires et qui abandonnent parce qu'elles disent que c'est trop compliqué ?

Je comprends tout à fait. Et vous savez, j'ai beaucoup milité pour que, avant d'ouvrir des nouvelles strates de priorité de la vaccination, on s'assure que l'ensemble des gens prioritaires auparavant ont pu être contactés et vaccinés. Donc il reste ces difficultés, il faut continuer à aller vers les gens. Il y aura toujours des difficultés, mais on voit quand même qu'on est en train d'avoir une couverture vaccinale qui est maintenant la plus complète possible chez les personnes âgées.

Ce qui pèche encore aujourd'hui, c'est la logistique. Il n'y a pas de créneau, il n'y a pas de vaccins ?

Il y a des problèmes de logistique, mais qui ne sont malheureusement ou heureusement pas les mêmes partout. Encore une fois, c'est très compliqué de mettre tout ça en place à cause de la disponibilité des vaccins et des problèmes de conservation qui ne sont pas les mêmes. Donc, tout le monde est obligé de jongler avec tout ça et je crois que chacun essaye de faire de son mieux, malheureusement, avec quelque chose qui, par essence, est compliqué.

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