Covid-19 : la vaccination "est la seule façon de pouvoir essayer de diminuer le risque de vague à la rentrée", selon l'épidémiologiste Philippe Amouyel

L'explosion de la vaccination contre le Covid-19 au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron est "une très bonne nouvelle" explique Philippe Amouyel.

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Radio France
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Une file d'attente devant un centre de vaccination contre le Covid-19 au palais des Expositions de Nice. Photo d'illustration.  (ERIC OTTINO / MAXPPP)

Plus de 792 000 injections de vaccins contre le Covid-19 ont été réalisées mardi 13 juillet en France, au lendemain du discours d'Emmanuel Macron. Près de deux millions de prises de rendez-vous ont été enregistrées sur les différentes plateformes.

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Pour l'épidémiologiste Philippe Amouyel, professeur de santé publique au CHU de Lille, invité de franceinfo mardi, cette explosion de la vaccination est "une très bonne nouvelle" car "c'est la seule façon de pouvoir essayer de diminuer le risque de vague qu'on va observer à la rentrée". L'épidémiologiste estime, par ailleurs, que "toutes les équipes soignantes" soient vaccinées "pour limiter la progression" du variant.

franceinfo : Comment réagissez-vous à cet afflux de personnes dans les centres de vaccination ?

Philippe Amouyel : C'est une très bonne nouvelle. C'est la seule façon que l'on va avoir de pouvoir essayer de diminuer le risque de vague qu'on va observer à la rentrée.

Est-ce une surprise pour vous ?

Non, dans le sens où on a quand même beaucoup de gens qui sont indécis, qui se posent des questions, qui procrastinent, qui attendent. Oui, dans l'affluence et l'instantanéité du mouvement. D'où la puissance de l'information et de la parole présidentielle qui a réellement, avec ses incitations, permis une explosion de la vaccination.

L'argument de santé publique n'est donc pas suffisant ?

Jusqu'à un certain point. La santé publique, on ne la perçoit que par rapport à son propre vécu. Il est difficile de se rendre compte de ce qui se passe dans les hôpitaux. Tandis que lorsqu'on vous explique que, pour votre vie privée, votre vie sociale, vous allez devoir passer par le pass sanitaire, à ce moment-là l'incitation est beaucoup plus forte et positive.

Est-ce-que, selon vous, ces annonces vont suffire à calmer cette progression du variant delta ? Et est-ce que vous êtes favorable à l'obligation de la vaccination des soignants ?

Les mesures qui ont été annoncées hier soir sont les mesures les plus pragmatiques que l'on pouvait prendre pour essayer de limiter la progression de ce variant. Mais ce variant va inexorablement continuer sa course. Ce qu'il faut, c'est qu'ils touchent le moins possible de gens fragiles. Il est important, là encore, toujours cette même action, d'aller vers les plus fragiles et de les amener à être vaccinés. Maintenant, si on doit faire face à une épidémie à la rentrée au mois de septembre, il faut absolument que toutes les équipes soignantes, que les personnes qui s'occupent de personnes fragiles, soient elles-mêmes vaccinées pour leur porter assistance sans leur nuire, dans la mesure où elles ne seraient pas vaccinées.

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