Vaccin contre le Covid-19 : "C'est vraiment avec les médecins généralistes qu'il faut construire la confiance" dans le processus, assure le Syndicat des médecins libéraux

La campagne de vaccination contre le Covid-19 entre dans une nouvelle phase, les rendez-vous pour se faire vacciner seront officiellement ouverts lundi aux personnes de plus de 75 ans.

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Radio France
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Une infirmière circule dans le centre de vaccination installé au sein de la clinique Saint-Luc à Schirmeck dans le Bas-Rhin.  (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)

"C'est vraiment avec les médecins généralistes qu'il faut construire la confiance" dans le processus de vaccination contre le Covid 19, estime dimanche 17 janvier sur franceinfo le docteur Philippe Vermesch, président du Syndicat des médecins libéraux. Ce lundi 18 janvier, les rendez-vous pour se faire vacciner sont officiellement ouverts aux personnes de plus de 75 ans et à certains publics dits "à haut risque".

franceinfo : Les médecins généralistes ont-ils l'autorisation de vacciner ?

Philippe Vermesch : Actuellement oui, mais dans la pratique cela se fait dans les centres de vaccination. La logistique du vaccin Pfizer est très compliquée, avec sa conservation à - 70 degrés. On ne peut pas les avoir en cabinet aujourd'hui. Les médecins libéraux sont volontaires. La liste des médecins généralistes vaccinateurs dans les centres de vaccination est en tout cas très remplie. On avait imaginé que les pharmacies pourraient stocker les vaccins pour des cabinets ou des mini-centres de vaccination. Mais désormais 700 à 800 centres reçoivent les vaccins des hôpitaux pivots de la région. Mais pas sur le modèle des vaccinodromes qu'on a connu en 2010, qui n'ont pas connu un franc succès. Recommencer la même erreur ne serait pas logique. C'est vraiment avec les médecins généralistes qu'il faut construire la confiance.

Pensez-vous qu'il faut mettre davantage de vaccins sur le marché ?

Pfizer livre 500 000 doses - devait les livrer, avant le ralentissement annoncé - Cela ne fait que 5 000 doses par département. On n'a pas assez de vaccins. Il faut de la patience, tout cela va durer des mois. Ce qui va accélérer la vaccination, c'est l'arrivée prochaine du vaccin AstraZeneca. Il n'est pas encore officiellement autorisé en Europe, mais en attente de l'autorisation de l'Agence européenne des médicaments. Il pourra se conserver dans les cabinets et là les médecins pourront vraiment commencer à vacciner massivement.

Deux vaccins, le Pfizer-BioNTech et celui de Moderna ont été autorisés en un temps record en Europe. Va-t-on trop vite ?

Ce n'est pas ce que j'entends aujourd'hui. Des agences valident ou non les vaccins. Le rapport bénéfice/risque est en faveur de ce vaccin. Nous n'avons pas eu de remontées de cas indésirables par rapport aux millions de personnes vaccinées dans le monde. Mais le numéro et le site ne répondent pas dans ma ville pour se faire vacciner, il y a des problèmes logistiques. Par ailleurs, commencer à vacciner les enfants, comme l'envisageait Alain Fischer, me paraît prématuré, nous n'en avons pas les moyens.

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