Rennes : les étudiants vont être télésurveillés pendant les examens de fin d'année

Une société a été mandatée pour surveiller les étudiants qui composent via notamment la caméra de leur ordinateur pour éviter la triche lors des examens à distance. 

La webcam remplacera les surveillants des salles d\'examens pour les étudiants de Rennes 1 cette année. (photo d\'illustration) 
La webcam remplacera les surveillants des salles d'examens pour les étudiants de Rennes 1 cette année. (photo d'illustration)  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Les étudiants de l'université Rennes 1, qui regroupe les facultés de droit et d'économie, les sciences et les facultés de médecine et de pharmacie - vont être télé-surveillés pendant leurs examens de fin d'année, rapporte ce mardi 5 mai France Bleu Armorique. Un système rarement mis en place en France et même inédit dans cette faculté bretonne. Les étudiants vont passer leurs partiels en ligne et ils seront donc filmés pour éviter la triche. Les épreuves doivent avoir lieu en majorité en mai et en juin.

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Chaque étudiant a reçu un mail début avril pour le prévenir, dans lequel l'université indique : "Vous serez peut-être amenés à composer en ligne grâce aux services d'une entreprise spécialisée dans la surveillance d'examen à distance". L'entreprise s'appelle Managexam. Elle pourra avec un logiciel qui s'utilise via la caméra et l'ordinateur du candidat permettre de surveiller l'identité de celui-ci mais aussi de dénicher les tricheurs. Le logiciel peut également détecter les recherches internet inappropriées dans la situation, l'utilisation d'un second écran ou encore la présence d'une autre personne dans la pièce.

Un système qui ne convient pas pour plusieurs organisations syndicales, qui demandent l'annulation de toutes les épreuves. La télésurveillance peut rajouter du stress selon Solidaires et pose également la question du respect de la vie privée et de la sécurité des données. Un point sur lequel Caroline Tahar, la directrice déléguée à l'information, à l'innovation pédagogique et au numérique à l'université Rennes 1, se veut rassurante : "Ils vont déposer leurs travaux sur notre plateforme universitaire, c'est un gage de sécurité pour le travail déjà. L'entreprise propose de déposer les devoirs sur sa plateforme mais nous voulions garder la main. Puis le service juridique a énormément travaillé sur le sujet. On est extrêmement attaché à la protection des données".