L'opposition dénonce les nouvelles restrictions sanitaires face au Covid-19, "des mesures punitives qui n'ont aucun sens"

Sur Twitter, Marine Le Pen a notamment appelé le gouvernement à "renoncer au pass sanitaire/vaccinal" qui doit être mis en place en janvier.

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France Télévisions
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Marine Le Pen s'exprime lors d'une conference de presse à Paris, le 14 décembre 2021. (FRANCOIS PAULETTO / HANS LUCAS)

Plusieurs figures de l'opposition, Marine Le Pen en tête, ont dénoncé lundi 27 décembre les nouvelles restrictions sanitaires annoncées un peu plus tôt par l'exécutif pour freiner la flambée de Covid-19 notamment liée au très contagieux variant Omicron. La candidate RN à l'élection présidentielle a rapidement fustigé "des mesures punitives qui n'ont aucun sens", appelant sur Twitter à "renoncer au pass sanitaire/vaccinal" et à "rouvrir les lits fermés en pleine crise".

"Pas de café debout, pas de popcorn au cinéma, pas de chips dans le train : la nouvelle politique du gouvernement est encore plus folle que l’ancienne", a tweeté pour sa part le candidat Eric Zemmour.

A gauche, le député LFI Eric Coquerel a ironisé au micro de franceinfo sur le fait "que l'exécutif en est réduit à commenter la vague virale sans cohérence et en affaiblissant en prime l'Etat de droit", "faute d'avoir anticipé" selon lui cette nouvelle vague de Covid. Aurélien Taché, député ex-LREM du Val-d'Oise, a de son côté dénoncé "le choix de la coercition" fait par l'exécutif "avec son pass vaccinal", "plutôt que de renforcer l'accès et la pédagogie pour la vaccination".

Les mesures présentées par le Premier ministre Jean Castex pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 "sont des demi-mesures", a jugé sur France Inter Sandrine Rousseau, présidente du conseil politique du candidat écologiste Yannick Jadot à la prochaine élection présidentielle. "On voit bien qu'à chaque fois, il y a des mesures marketing ou autoritaires mais qui ne permettent pas d'aller au bout des choses", a-t-elle ajouté.

"Ce gouvernement est nul, il vaudrait mieux le confiner"

"Sanctions, interdictions, obligations, mais toujours pas de moyens et de stratégie pour tester, notamment à l’école, de fric pour l’hôpital, d’exigence de levée des brevets, seul moyen d’éviter les nouveaux variants... Bref, ce gouvernement est nul, il vaudrait mieux le confiner", a commenté Philippe Poutou, porte-parole du NPA et candidat à l’élection présidentielle.

Soutien du président Emmanuel Macron, le maire Horizons de Nice, Christian Estrosi, a quant à lui salué le "renforcement des sanctions" prévu dans le projet de loi "pour usage de faux pass sanitaires", un "comportement scandaleux". Face aux journalistes, le Premier ministre, Jean Castex, s'était lui aussi dit "scandalisé" par ces "actes délibérés de mise en danger d'autrui (...) qu'aucune conviction personnelle ne saurait justifier".

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