"En aucun cas je ne me soumettrai" : ces antivaccins qui s'apprêtent à vivre "en marge" avec l'instauration du pass vaccinal

Alors que le projet de loi instaurant un pass vaccinal dès le 15 janvier 2022 est étudié par la commission des lois de l'Assemblée nationale, les antivaccins contre le Covid-19 les plus résolus n'envisagent pas de changer d'avis. 

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Un manifestant contre le pass sanitaire photographié à Metz le 23 octobre 2021. (NICOLAS BILLIAUX / AFP)

Le pass vaccinal est sur les rails. La commission des lois de l’Assemblée nationale a débuté mercredi 29 décembre l’examen du texte qui imposera à partir du 15 janvier la présentation d’un schéma vaccinal complet dans les lieux déjà concernés par le pass sanitaire. C’est-à-dire qu’un test négatif au Covid-19 ne suffira plus pour aller au restaurant, au cinéma ou à la piscine. 

Comme Nadine, cinq millions de Français ne sont toujours pas vaccinés. Elle qui travaille dans un commissariat devient "sportive en extérieur" le temps d'une pause déjeuner. Depuis le pass sanitaire, elle ne fait plus de sport en intérieur : "La salle de sport, la piscine, c'est quelque chose que je pratiquais quasiment au quotidien. Là je ne peux plus donc je fais de la marche à pied, du vélo". Mais Nadine l'assure : "En aucun cas je ne me soumettrai à l’obligation vaccinale. La seule problématique c'est si ça devait être imposé en entreprise, là ça me poserait de gros problèmes." 

"J'envisage de faire un faux pass. On peut même partager son QR code facilement. On a l'impression que c'est fait exprès, il n'y a aucun contrôle."

Michel, un antivaccin

à franceinfo

Valérie a quant à elle accepté le vaccin pour pouvoir accompagner ses trois enfants dans leurs activités, mais son mari le refuse toujours malgré la pression de son entourage : "Les non-vaccinés sont victimes psychologiquement, on les accuse, ça devient dur pour eux", témoigne cette mère de famille. Elle estime que son époux finira sans doute par se faire vacciner. 

Pas question de céder en revanche pour Michel, artiste, qui n’a pas confiance : "Quand je vois que les gens doivent en faire un tous les deux mois, je doute un peu de l’efficacité du truc." Il est révolté par le système de sanctions : "Pas de bras, pas de chocolat, pas de vaccin pas de sorties, et si tu n'as pas ta troisième dose on va t'annuler ton pass. L'année prochaine on nous en annoncera dix-huit : 'Tu n'as pas eu ta dix-septième dose ? Alors on repart à zéro', c'est vraiment n'importe quoi". Michel envisage d'avoir recours à un faux pass vaccinal "pour le cinéma, à la limite." 

Les antivax devant la perspective du pass vaccinal : reportage d'Agathe Mahuet
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"C'est une nouvelle vie sans fioritures, sans restaurant, sans piscine, sans musée."

Dominique, non-vaccinée

à franceinfo

Des affiches contre le vaccin à ses fenêtres, Dominique veut rester cohérente : "C'est trop facile d'avoir un faux pass sanitaire pour continuer de vivre comme avant. Je pense que je vais me priver de choses et on va pouvoir s'en passer. On va essayer de vivre en marge." Une odeur de cigarette dans son appartement, Dominique assume ses contradictions : "Je suis tout à fait consciente que je fume de la merde et que ça me fait du mal. Le vaccin je ne choisis pas, ils viennent et ils me le mettent. Le paquet de cigarettes c'est moi qui choisis."  Dominique envisage d’arrêter de fumer. Pas de se faire vacciner.

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