Covid 19 : forte baisse de la mobilisation des anti-pass avec 54 000 manifestants en France, selon le ministère de l'Intérieur

Le week-end dernier, quelque 105 200 manifestants avaient été comptabilisés par le ministère de l'Intérieur. 

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Un cortège contre le pass sanitaire au Trocadéro, le 15 janvier 2022 à Paris, à l'initiative du mouvement Les Patriotes de Florian Philippot. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

"Liberté", "Non au vaccin"... Les manifestations des anti-pass sanitaire et "antivax" ont rassemblé 54 000 participants dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur, soit près de deux fois moins que la semaine dernière (105 200), qui avait été marquée par un très net rebond de la mobilisation.

A Paris, quatre cortèges ont mobilisé 7 000 personnes et quatre personnes ont été interpellées, selon le ministère. Quelque 5 800 ont notamment participé au rassemblement organisé par les Patriotes de Florian Philippot, qui s'est élancé vers 15 heures du Trocadéro, alors que des manifestations de "gilets jaunes" avaient lieu ailleurs dans la capitale. Les intervenants à la tribune ont fait scander à la foule des "Liberté Djokovic", en serbe : des encouragements destinés au champion de tennis que le gouvernement australien ne veut pas laisser entrer sur son sol pour l'Open d'Australie car il n'est pas vacciné.

Une équipe de journalistes agressée à Paris

Une équipe de l'Agence France-Presse a été menacée de mort et agressée et un des agents de sécurité la protégeant blessé à la tête, après le départ du cortège au niveau du Palais de Tokyo. Environ 150 individus, identifiés comme étant d'extrême droite par les journalistes, sont arrivés près de l'équipe. A l'appel d'un individu cagoulé, au moins une cinquantaine de personnes s'est dirigée vers la vidéaste pour en découdre avec elle. Les agents de protection se sont interposés avant d'être frappés, notamment à coups de matraques, alors qu'ils protégeaient la vidéaste. L'un des agents de sécurité a reçu une bouteille sur la tête, lui ouvrant le cuir chevelu.

Dans le reste du pays, 47 000 manifestants et six interpellations ont été recensés. Les manifestants étaient 1 300 à Lyon, 1 140 à Nantes, 1 000 à Bordeaux, 950 à Rennes, 750 à Marseille, 650 à Clermont-Ferrand, selon la police ou les préfectures. Pour tous ces manifestants, l'enjeu était de faire au moins aussi bien que le samedi précédent. Dans la foulée des déclarations d'Emmanuel Macron, décidé à "emmerder" les non-vaccinés, 105 200 manifestants avaient alors été comptabilisés par le ministère de l'Intérieur dans toute la France, quatre fois plus que les 25  500 de la précédente mobilisation le 18 décembre.

Certains pass désactivés ce samedi

Quelques heures avant ces manifestations, les députés ont adopté dans la nuit le projet de loi controversé transformant le pass sanitaire en pass vaccinal en deuxième lecture. Les débats ont repris au Sénat, avant un ultime vote de l'Assemblée nationale dimanche après-midi.

>> Pass vaccinal : voici les quatre modifications majeures apportées par le Sénat au projet de loi

Le pass est présent sur un troisième front ce week-end : faute de rappel anti-Covid, des dizaines de milliers de pass sanitaires devaient être désactivés samedi, date-butoir fixée en novembre. Désormais, il faut avoir fait son rappel au plus tard sept mois après la précédente injection, sinon le pass est désactivé. Ce délai sera même réduit à quatre mois le 15 février. En théorie, quelque 560 000 personnes étaient susceptibles de perdre leur pass samedi, selon le ministère de la Santé. Mais le chiffre réel est difficile à déterminer, notamment car on ne peut distinguer les gens qui ont été infectés sans le notifier dans l'application TousAntiCovid, ce qui prolonge la validité de leur pass.

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