Covid-19 : le retour du masque à l'école dans certains départements "est malheureusement nécessaire" selon un épidémiologiste

Le chercheur en épidémiologie Pascal Crépey était l'invité de franceinfo mercredi après que le gouvernement a annoncé que le port du masque serait de nouveau obligatoire dès lundi dans certains départements. 

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Radio France
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Des enfants portent le masque dans une cour d'école, le 2 septembre 2021 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). (STEPHANIE PARA / MAXPPP)

Il va falloir remettre le masque à l'école dès lundi 8 novembre dans certains territoires à cause de l'épidémie de Covid-19. Le gouvernement a en effet annoncé mercredi que 39 départements devraient de nouveau se soumettre à cette mesure, ce qui porte à 61 le nombre de départements où elle s'appliquera. "Le retour des différentes mesures est malheureusement nécessaire", a jugé sur franceinfo Pascal Crépey, chercheur en épidémiologie. "On va voir si elles sont suffisantes pour garder l'épidémie sous contrôle."

>> CARTE. Covid-19 : le port du masque à nouveau obligatoire à l'école primaire à partir de lundi dans 39 départements supplémentaires

Le chercheur estime que la période de vacances scolaires est plutôt favorable à une décrue de l'épidémie. "Les vacances ont tendance jusqu'à présent à aplatir les courbes épidémiques et à réduire le nombre de transmissions." Cela est notamment dû à l'absence de brassage des élèves mais aussi au fait que leurs parents ne vont pas travailler et ont donc moins de contacts potentiels. Cette accalmie pourrait donc prendre fin lors de la reprise. "Lorsque les vacances vont se finir, il y a potentiellement un risque pour que cette augmentation de l'incidence devienne un peu plus forte."

Pour autant, d'après le chercheur, "il est difficile de dire à l'heure actuelle si c'est une [nouvelle] vague qui va nous submerger ou si c'est une vague qui correspond juste à cette augmentation de l'incidence que l'on observe déjà depuis quelques semaines". Cette augmentation correspond, selon lui, "à l'augmentation des transmissions liée à la saison hivernale". Il espère cependant que la hausse des hospitalisations se fera "dans une moindre proportion que celle que nous avons connue auparavant"

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