Grève des enseignants jeudi 13 janvier : "Je ne condamne pas la grève, je crois au dialogue social", réagit Amélie de Montchalin

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Les syndicats de l'Education nationale appellent à un mouvement national et au retour au principe de la fermeture d'une classe dès la détection d'un cas positif parmi les élèves. Une erreur pour la ministre de la Fonction publique. 

"Je ne condamne pas la grève, je crois au dialogue social", réagit dimanche 9 janvier sur franceinfo Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, alors que les syndicats d'enseignants appellent à la grève nationale jeudi 13 janvier dans les écoles, collèges et lycées, pour dénoncer "une pagaille indescriptible" dans les établissements en raison de l'épidémie de Covid-19. "Évidemment, il faut qu'on trouve des solutions partagées, mais les alternatives ne sont pas souhaitables", explique-t-elle.

La ministre évoque plusieurs hypothèses. "Est-ce qu'on referme toutes les écoles ? Je crois que l'ensemble des acteurs éducatifs et familiaux se rendent bien compte que fermer les écoles, c'est beaucoup d'inégalités. Ce ne sont pas des apprentissages de bonne qualité, et ce n'est pas quelque chose sur lequel on veut revenir, c'est une cause nationale", répond la ministre.

Des syndicats demandent à ce qu'on ferme les classes où il y a des cas de Covid-19. "J'entends ces propositions, ça veut quand même dire qu'à la fin on ferme beaucoup de classes. Vous avez aujourd'hui 9 000 classes fermées sur 527 000 classes, et 55 000 élèves positifs sur 12 millions d'élèves. Oui, c'est compliqué, mais ce qu'il faut retenir, c'est que la majorité des élèves ont pu aller en classe", précise Amélie de Montchalin.

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