Fermeture des remontées mécaniques : le président de France Montagnes prévoit "une crise sans précédent" et la suppression de "dizaines de milliers d'emplois"

"Durant ces vacances scolaires, on a eu une moyenne de 35% d'occupation" dans les stations de ski, indique Jean-Luc Boch, président de l'association regroupant les principaux acteurs du tourisme de montagne en France.

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Radio France
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Illustration fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

"On va avoir une crise sans précédent et des dizaines, des centaines, des milliers de commerces qui vont fermer avec des dizaines de milliers d'emplois" touchés dans les stations de montagne, a déploré dimanche 28 février sur franceinfo Jean-Luc Boch, maire de La Plagne-Tarentaise (Savoie), président de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) et président de France Montagnes, l'association regroupant les principaux acteurs du tourisme de montagne en France, alors que se terminent ce dimanche les vacances scolaires de la zone C.

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"Durant ces vacances scolaires, on a eu une moyenne de 35% d'occupation, indique Jean-Luc Boch. Nous sommes très loin des 90 à 100 % de remplissage du mois de février. Donc économiquement, malheureusement, ça ne passe pas et c'est insuffisant pour espérer se relever. Si l'État n'indemnise pas très rapidement les commerçants, ça va être une catastrophe sans précédent."

"Aujourd'hui, l'activité économique s'arrêtant, si on perd les commerces, les artisans, les professionnels, on perdra les habitants et toutes les infrastructures qui vont avec. Ce serait une catastrophe humaine sans précédent au niveau national."

Jean-Luc Boch

à franceinfo

"Nous avons vraiment besoin d'être entendus, d'être écoutés, poursuit Jean-Luc Boch. C'est un cri de désarroi que lance la montagne française. Parce que si on perd le modèle économique, c'est au niveau national que ça va se ressentir." Les remontées mécaniques n'ont pas pu rouvrir en février à cause de l'épidémie de Covid-19. "Est-ce que le virus s'est arrêté ? Non. Est-ce que les stations et la montagne sont responsables de la propagation du virus ? La réponse est clairement non. Donc, le gouvernement s'est trompé à ce niveau-là. Et il faudrait peut être qu'il s'en rende compte", conclut Jean-Luc Boch.

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