"Des bras pour ton assiette" : "15 000 contrats signés" sur la plateforme de la FNSEA mais "il reste des besoins", indique Christiane Lambert

La présidente de la FNSEA estime qu'"il y a de très belles réussites" sur cette plateforme mais que "beaucoup ont déchanté parce que c'est un travail physique et exigeant".

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, lors de l\'ouverture du 57e Salon international de l\'agriculture à la Porte de Versailles à Paris, le 22 février 2020.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, lors de l'ouverture du 57e Salon international de l'agriculture à la Porte de Versailles à Paris, le 22 février 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Il y a eu 15 000 contrats signés" sur la plateforme "Des bras pour ton assiette" mise en place par la FNSEA pour mettre en relation les agriculteurs avec des salariés n'ayant plus d'activité en raison du confinement mis en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. "Il y a de très belles réussites, mais il y a aussi des gens qui ont trouvé ce travail trop difficile et ne correspondant pas à ce qu'ils ont l'habitude de faire", souligne Christiane Lambert, présidente du syndicat agricole.

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"Tous ceux qui veulent travailler sont les bienvenus, indique Christiane Lambert, mais beaucoup ont déchanté parce que c'est un travail physique et exigeant, il faut être en forme et c'est un travail dur." Mais selon elle, "cela montre la difficulté de ces métiers-là. C'est un bel apprentissage aussi pour certains", car "tout le monde n'est pas habitué à travailler physiquement et à l'extérieur. Il n'y a donc pas une polyvalence pour tous les métiers".

Un besoin de formation

Christiane Lambert tient à préciser qu'"il reste des besoins" à couvrir, "notamment pour les fruits à noyaux qui arrivent aujourd'hui en saison : les cerises en premier, puis ensuite tout ce qui est pêches, nectarines ou abricots". Des récoltes "plutôt dans le sud de la France" mais il y a aussi des besoins en Bretagne où "il y a des cueilleurs qui sont arrivés dans les serres pour cueillir les tomates, les courgettes ou les concombres".

La présidente de la FNSEA souligne qu'elle réfléchit à "la politique de formation" à mettre en œuvre "durant l'hiver pour préparer la saison prochaine". Il faut "former plus de gens justement à ces métiers-là et préparer d'ores et déjà les prochaines saisons, mais aussi la saison d'été avec toutes les pêches, nectarines, cerises qui arrivent à grands pas".

Elle compte aussi garder "certaines personnes qui, malheureusement, ne vont pas retrouver leur travail"Christiane Lambert cite les salariés "de bars, de restaurants qui ne vont malheureusement pas rouvrir". Il s'agit de personnes "qui sont habituées à travailler vite et longtemps, estime Christiane Lambert. Sur ce genre de tâches, on les voit très bien pouvoir s'adapter rapidement. C'est beaucoup une question de volonté de la personne. Il y a aujourd'hui toute la sécurité qui est mise en place aussi pour les accueillir."