VIDEO. Covid-19 : Bruno Le Maire est "favorable à l'ouverture des commerces tous les dimanches jusqu'à Noël"

Mais il faudra des "compensations" pour les salariés, prévient le ministre de l'Économie. Concernant le bien fondé de décaler les soldes d'hiver, son avis n'est pas encore tranché mais il est prêt à "discuter".

FRANCEINTER / RADIOFRANCE

Emmanuel Macron a annoncé mardi 24 novembre une réouverture des commerces non essentiels le samedi 28 novembre. Les commerçants espèrent également obtenir une ouverture le dimanche pour essayer de rattraper un peu le mois de novembre et fluidifier le passage de la clientèle pour pouvoir respecter la jauge imposée par le protocole sanitaire. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire s'y est dit "favorable", mercredi 25 novembre sur France Inter.

"Je suis favorable à l'ouverture des commerces tous les dimanches jusqu'à Noël", soit quatre dimanches en comptant le 29 novembre, a-t-il déclaré.

C'est quatre dimanches de rattrapage pour les commerces. Il faut en discuter évidemment avec les organisations salariales, parce que travailler le dimanche n'est pas anodin. Il faut qu'il y ait des compensations

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie

à France Inter

Bruno Le Maire précise également que ce sera aux maires de chaque commune d'approuver cette ouverture. "Ma préoccupation première c'est que tous les commerçants, tous les petits commerçants, qui ont joué le jeu, qui ont fermé et qui ont pris de plein fouet le confinement, puissent rattraper le plus possible au mois de décembre le chiffre d'affaires qu'ils ont perdu en novembre", a insisté le ministre.

Une possible réouverture des auto-écoles "dès ce week-end"

Alors que le Black Friday a été repoussé du 27 novembre au 4 décembre pour ne pas pénaliser les commerces fermés, Bruno Le Maire se dit "prêt à discuter avec les commerçants" de soldes de janvier plus tardives. "Je tiens à insister sur le fait qu'il n'y a pas de solution miracle", a cependant ajouté le ministre de l'Économie. "On l'a fait en juillet, à la demande des commerçants. Ma porte est toujours ouverte pour discuter de cette possibilité. Il faut juste s'assurer que c'est vraiment rentable pour les commerçants. Ce n'est pas toujours forcément le cas". En ce qui concerne l'aide pour les stocks d'invendus, "la promesse sera tenue", a assuré Bruno Le Maire, sans pour autant préciser le montant : "Nous travaillons sur une solution sur les stocks, pour soutenir les commerçants". 

Par ailleurs, Bruno Le Maire a souhaité "la réouverture des auto-écoles le plus rapidement possible". "C'est extrêmement important pour beaucoup de jeunes et de personnes qui veulent reprendre le travail", a insisté le ministre qui a évoqué la possibilité d'une réouverture "dès ce week-end" sans donner de date exacte. Il a promis d'y travailler mercredi avec le Premier ministre, ainsi que sur l'ouverture des agences immobilières. "Le plus tôt sera le mieux", a-t-il conclu. 

1 personne pour 8m2, "une simplification"

Les commerces peuvent donc rouvrir mais dans le cadre "d'un protocole sanitaire strict". "La règle, ce sera 1 personne pour 8 m2 dans tous les commerces", rappelle le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, qui vante "une simplification". Le maire se dit "convaincu que la deuxième règle est plus simple, plus souple et mieux adaptée".

Tous les commerces pourront rouvrir en faisant respecter une jauge de 8m² par client, contre 4m² avant leur fermeture. "Je suis partisan de la plus grande simplicité. Dans une librairie où il y a beaucoup d'étales, qu'est ce qu'il vaut mieux ? 4m² en déduisant les étales et les présentoirs de livres ou 8m² où on ne calcule que la surface globale du commerce ?", a défendu Bruno Le Maire. De plus, les salariés ne sont pas comptabilisés dans cette jauge, ni les enfants, précise le ministre.

Bars et restaurants : ne pas "se précipiter dans une réouverture qui pourrait poser des problèmes sanitaires"

En ce qui concernent une réouverture des restaurants pas avant le 20 janvier, Bruno Le Maire plaide qu'"il vaut mieux que nous prenions quelques semaines de plus, qui seront totalement indemnisées, plutôt que de nous précipiter dans une réouverture qui pourrait poser des problèmes sanitaires".

L'esprit de responsabilité doit nous guider tous.

Bruno Le Maire le ministre de l'Économie

"S'il y a des contaminations qui reviennent dans les restaurants, qu'à nouveau nous avons le virus qui circule et les services de réanimation engorgés, on ne sera pas très avancé. C'est toute la France qui sera pénalisée au bout du compte", explique Bruno Le Maire.

Bruno Le Maire a qualifié la période "d'extraordinairement dure" pour les restaurateurs. "Leur restaurant, c'est leur vie. Ils accueillent leurs clients, ils ont leurs salariés, ils aiment partager cette convivialité. J'en discute tous les jours avec eux, ils me disaient que Noël approche et que ce moment de fête se transforme, pour beaucoup de restaurateurs, en cauchemar. On le sait et on va les aider", a assuré le ministre. "Je veux répondre à ces restaurateurs. On va travailler tous ensemble. Nous allons trouver des solutions qui permettent de s'inscrire dans le temps long, car la circulation du virus est encore là", a assuré Bruno Le Maire.

Le ministre de l\'Économie, Bruno Le Maire, sur France Inter le 25 novembre 2020.
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, sur France Inter le 25 novembre 2020. (FRANCEINTER / RADIOFRANCE)