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"Le variant anglais ne circule pas pour l'instant sur le territoire", affirme le préfet de Martinique

"Nous suivons semaines après semaines l'évolution du virus. Nous n'hésiterons pas à mettre en place des mesures plus rigoureuses pour nous protéger", a affirmé sur franceinfo, Stanislas Cazelles, le préfet de la Martinique.

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Radio France
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Le préfet de Martinique, Stanislas Cazelles, en 2013. (PHILIPPE ARNASSAN / MAXPPP)

"Le variant anglais ne circule pas pour l'instant sur le territoire", a affirmé dimanche sur franceinfo Stanislas Cazelles, le préfet de la Martinique, alors qu'un premier cas de ce mutant a été détecté sur l'île et qu'il est impossible d'entrer dans le département, sauf pour motif impérieux. "Les motifs impérieux seront contrôlés mardi à la fois ici à Fort-de-France, mais aussi et surtout à l'embarquement à Orly et Roissy", a précisé le préfet.

Comment va cette personne infectée par le variant anglais et placée à l'isolement ?

Cette personne a été testée le 18 janvier et le séquençage a pris un petit peu de temps. On a eu confirmation qu'il s'agissait d'un variant anglais vendredi dernier. La personne est isolée. Il est avéré que c'est une contamination d'un voyageur, une contamination qui a eu lieu à l'extérieur de la Martinique, ce qui veut dire que le variant anglais, pour l'instant, ne circule pas dans le territoire. C'est effectivement un patient zéro, il n'y a pas de contamination à partir de ce patient qui est un professionnel de santé. Il revenait de voyage dans sa famille, en dehors de l'Union européenne et s'est lui même mis à l'isolement dès l'apparition des symptômes.

Les cas contacts ont été eux aussi mis à l'isolement et testés. Ils sont tous négatifs, mais nous suivons la situation parce que les variants peuvent avoir aussi des périodes de vie plus longues ou plus courtes, ils peuvent être différents aussi sur les modes de contamination. Donc nous suivons avec vigilance encore pendant quelques jours.

Désormais, il est impossible de rejoindre la Martinique. Des contrôles vont-ils être mis en place pour vérifier "les motifs impérieux" ?

Les motifs impérieux sont contrôlés à partir de mardi à la fois à l'embarquement et ici à Fort-de-France. Ça va consister à contrôler la déclaration et les pièces justificatives. Et il y a ensuite l'obligation, pour celui qui embarque, de se soumettre à une semaine d'isolement à domicile une fois arrivé en Martinique. C'est une sécurité supplémentaire et qui fait l'objet d'une déclaration sur l'honneur. Il y a aussi des contrôles principalement téléphoniques pour s'assurer que les gens sont bien chez eux.

Après ce premier cas de variant, envisagez-vous d'autres mesures, alors que les restaurants et les bars sont encore ouverts jusqu'à minuit ?

En Martinique, il n'y a pas de couvre feu, il n'y a pas de restrictions d'activités économiques, à l'exception des boîtes de nuit et des bars. On est dans la situation qu'a connue l'Hexagone lorsque le virus était aussi contenu. Je pense notamment au mois de septembre et à l'été dernier.

Nous suivons semaines après semaines l'évolution du virus. Nous n'hésiterons pas, s'il le faut à mettre en place des mesures plus rigoureuses pour nous protéger. Pour l'instant, le taux de pénétration du virus nous permet de nous exonérer de ces lourdeurs. Toute journée de confinement qui est épargnée à la population est bienvenue. C'est dans cette approche que nous sommes en Martinique.

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