La nouvelle règle des 3h/20km "va rendre le confinement plus supportable", se félicite l'initiateur d'une pétition

Guide de haute-montagne, Billy Fernandez contestait cette règle des "1h/1km dépourvue de logique sanitaire et même contreproductive" que la France était "le seul pays d'Europe" à appliquer.

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Radio France
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La nature, "essentielle à notre équilibre psychique et émotionnel" (illustration). (PHILIPPE TURPIN / MAXPPP)

"C'est une règle temporaire mais vraiment précieuse puisqu'elle va rendre le confinement plus supportable", commente mercredi 25 novembre sur franceinfo Billy Fernandez, accompagnateur de montagne dans les Hautes-Alpes et initiateur d'une pétition pour un accès à la nature pendant le confinement. Il réagissait à l'annonce la veille au soir d'Emmanuel Macron d'élargir la règle des "1h/1km" à "3h/20km".

>> Retrouvez l'intégralité de l'allocution d'Emmanuel Macron.

"Le nouveau périmètre des 20km est satisfaisant puisqu'il permettra aux ruraux et aux urbains d'accéder à la nature de pouvoir se balader, faire des activités physiques dans la nature, de pouvoir respirer et se ressourcer et c'est vraiment important", se félicite Billy Fernandez. "C'est une règle temporaire mais vraiment précieuse puisqu'elle va rendre le confinement plus supportable", affirme-t-il

"Le lien avec la nature c'est vraiment essentiel pour notre équilibre psychologique et émotionnel, ça fait baisser notre stress et notre anxiété."

Billy Fernandez, accompagnateur de montagne

à franceinfo

"Et puis la nature c'est beau et je crois qu'on a besoin de beauté, on a besoin de voir la mer, on a besoin d'odeurs de sous-bois. On a besoin d'espace et d'apaisement", explicite Billy Fernandez.

"C'est une bonne nouvelle, poursuit-il, puisqu'on était le seul pays d'Europe à appliquer cette règle des "1h/1km" qui était pour nous dépourvue de logique sanitaire et même contreproductive puisqu'elle nous conduisait à nous concentrer sur les trottoirs des villes plutôt qu'à pouvoir nous disperser dans la nature", pointe Billy Fernandez. "Cette règle était aussi injuste socialement, insiste-t-il, puisqu'elle ne permettait pas un égal accès à la nature pour tous. Et puis on a vu les effets délétères du confinement sans accès à la nature sur l'augmentation des addictions, sur la sédentarité, une multiplication par cinq des appels pour violences conjugales ou encore par deux des états dépressifs".

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