"J'appréhende les comportements agressifs" : les commerçants sceptiques sur le port obligatoire du masque

Lors de son interview du 14-Juillet, Emmanuel Macron a souhaité "que le masque soit obligatoire dans tous les lieux publics clos".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un bureau de tabac à Paris (8e arrondissement), en mai 2020. (CLÉMENCE GOURDON NEGRINI / RADIO FRANCE)

C'est l'une des principales mesures annoncées par le président de la République mardi 14 juillet lors dans son interview radio-télévisée. Face à la menace d'une deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron souhaite rendre obligatoire le port du masque dans les lieux publics clos, à partir du 1er août prochain.

>> Masques, relance, référendum... Ce qu'il faut retenir de l'interview du 14-Juillet d'Emmanuel Macron

Une mesure très bien accueillie par les commerçants parisiens, même si son application divise. Comme dans ce bureau de tabac du 15e arrondissement de la capitale tenu par Cyril. Ce buraliste n'a pas encore imposé le port du masque, et selon lui, ça va être difficile de faire respecter cette nouvelle mesure. "J'appréhende tous les comportements agressifs de la personne qui ne va pas comprendre la démarche d'un point de vue sanitaire, de la personne qui va vouloir se rebeller face au gouvernement" explique le gérant. 

On a déjà eu des conflits sur ce sujet, qui génèrent un vrai stress dans le travail

Cyril, buraliste parisien

à franceinfo

Dans sa boutique de prêt-à-porter, Julien aussi remarque du relâchement chez ses clients concernant le port du masque. Le vendeur se réjouit donc de cette annonce mais il se demande comment il va réussir à la mettre en place. "Selon moi, il faudra un agent de sécurité parce que si nous, les vendeurs, on se met à faire la police ça ne va pas être simple. Même si je suis à côté de la porte, quand j’encaisse un client je ne peux pas voir tout le monde rentrer, je ne peux pas être derrière tout le monde."     

Une mesure "normale et justifiée"

Un peu plus loin, à l'entrée d'une cave à vin, une pancarte indique que le port du masque est "demandé". Pour Frank, le gérant, la loi actuelle n'est pas claire. Alors au moins, avec le port du masque obligatoire, les clients n'auront plus le choix. "Je pense que les Français appliquent la loi qu’on leur demande d’appliquer. Et en plus là, c’est quand même une mesure qui me semble être tout à fait normale et justifiée en cette crise sanitaire", dit-il. Dans cette cave à vin, seulement la moitié des clients respecte actuellement le port du masque. 

Port du masque, les commerçants sceptiques : écoutez le reportage de Maïwenn Bordron
--'--
--'--

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.