REPLAY. 14-Juillet : regardez l'intégralité de l'interview d'Emmanuel Macron

L'entretien d'Emmanuel Macron avec Léa Salamé et Gilles Bouleau était diffusé en direct sur TF1, France 2, franceinfo et France Inter.

Ce qu'il faut savoir

C'était une première depuis le début de son mandat. Emmanuel Macron a répondu mardi 14 juillet aux questions de Léa Salamé et Gilles Bouleau lors d'un entretien à la télévision.

Pendant près d'une heure quinze, le chef de l'Etat a balayé les grands sujets d'actualité, de la crise sanitaire du coronavirus aux réformes pour relancer l'économie, en passant par la controverse autour de la promotion au ministère de l'Intérieur de Gérald Darmanin, qui fait l'objet d'une enquête pour viol. Regardez l'intégralité de cet entretien avec franceinfo.

Les caméras-piétons bientôt généralisées. "Nous allons tout reprendre". Interrogé sur la lutte contre les contrôles au faciès par les forces de l'ordre, Emmanuel Macron a indiqué vouloir "généraliser d'ici la fin du quinquennat" le port des caméras-piétons par les policiers et gendarmes. Pour le chef de l'Etat, un tel dispositif aura le mérite "de retracer la vérité des faits" en cas de soupçon d'abus.

Un "dispositif exceptionnel" va être créé à destination des jeunes. Emmanuel Macron a annoncé la création prochaine d'un "dispositif exceptionnel d'exonération de charges" afin de favoriser les embauches des jeunes. Cette mesure, qui devrait durer deux ans, visera "en particulier" les jeunes travailleurs faiblement qualifiés et "les emplois jusqu'à 1,6 smic", a précisé le président de la République. 

Vers 900 000 chômeurs de plus d'ici le printemps. "Nous avons mis notre économie à l'arrêt pendant deux mois, et le redémarrage est très difficile dans plusieurs secteurs", a expliqué Emmanuel Macron concernant la reprise économique du pays après la crise du Covid-19. Le président de la République a déclaré s'attendre à une "augmentation massive" du chômage lors des prochains mois. Selon lui, la France devrait compter environ 900 000 demandeurs d'emploi supplémentaires d'ici le printemps 2021. 

 Le port du masque bientôt obligatoire dans les lieux publics clos. "Mettez des masques !" Emmanuel Macron s'est dit favorable à l'idée de "rendre obligatoire le masque dans tous les lieux publics clos (...) par exemple à partir du 1er août", comme le réclamaient depuis plusieurs jours de nombreux professionnels de santé. 

 Emmanuel Macron vole au secours de Gérald Darmanin. L'ancien ministre de l'Action et des Comptes publics, visé par une enquête pour viol et promu à l'Intérieur, "devient en quelque sorte la victime d'un jugement de rue ou de réseaux sociaux", a estimé le chef de l'Etat. Ce dernier, qui a répété "chérir [la] cause juste" de la lutte contre les violences faites aux femmes, a assuré avoir discuté de la question avec son ministre. 

"J'ai sans doute fait des erreurs qui ne m'ont pas permis de rassembler les Français". Interrogé sur la vive opposition dont il est parfois l'objet, Emmanuel Macron a reconnu avoir "sans doute fait des erreurs" qui l'ont empêché de "rassembler les Français". "Nous n'avons pas produit assez de résultats, parce qu'on n'a pas été assez vite", a-t-il encore dit lors de son interview diffusée en direct sur TF1, France 2 et France Inter.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #MACRON

21h26 : Il y aura sans doute 800 000 à un million de chômeurs de plus en France, a estimé le président de la République lors de son interview du 14 juillet. D’où la nécessité d’un plan de relance, et la priorité, ce sera de tout faire pour aider les jeunes. Explications de France 2.




(FRANCE 2)

19h00 : Crise sanitaire, relance économique, transition écologique, ou encore réforme des retraites : Emmanuel Macron a fixé le cap des 600 prochains jours de son mandat lors d'une interview télévisée. Bruno Retailleau (LR) a évoqué une intervention "sans perspective ni vision", tandis que Jean-Luc Mélenchon (LFI) a raillé un "bavardage". Voici les principales réactions de l'opposition après cette prise de parole.

15h28 : Emmanuel Macron a annoncé la création de 300 000 contrats d’insertion, pour permettre aux jeunes actifs de traverser la crise économique. Il a également annoncé la création de 100 000 services civiques, ainsi que l’ouverture de 200 000 places dans des formations qualifiantes. "Je note ces annonces et on voit l'effort qui est fait", a réagi sur franceinfo Orlane François, présidente du syndicat étudiant Fage. "On attend d'avoir plus de précisions pour en mesurer l’impact."

15h21 : Si vous avez un doute sur un point et que vous souhaitez revoir un passage de l'entretien d'Emmanuel Macron, voici l'intégralité de sa prise de parole.

FRANCEINFO

15h11 : Emmanuel Macron a rappelé qu'il était le "garant de la présomption d'innocence", en évoquant la nomination de Gérald Darmanin à Beauvau. Le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts Julien Bayou estime sur Twitter que le président est "en dessous de tout" et qu'il "se gargarise d'un bilan 'à venir' [en matière d'égalité et de lutte contre les violences sexuelles et sexistes] sans admettre la faute politique que constitue la nomination de Gérald Darmanin à l'Intérieur".

15h45 : Et voici les premières réactions après cet entretien d'Emmanuel Macron. Le généticien Axel Kahn, qui a cosigné une tribune réclamant le port obligatoire du masque dans les lieux publics clos, ne "voit vraiment pas pourquoi on attend quinze jours". Interrogé par franceinfo, il estime "qu'on aurait pu aller plus rapidement en indiquant que dans les endroits clos, le port du masque est, dès lundi de la semaine prochaine, obligatoire".

15h45 : Voici quelques points à retenir de l'interview d'Emmanuel Macron :

Un mea culpa sur son image : "J'ai sans doute laissé paraître quelque chose que je ne crois pas être".

Un "désaccord" sur l'idée d'un gouvernement orienté à droite : "Je crois au dépassement politique".

Il défend le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, visé par une enquête pour viol : "Je suis le garant de cette présomption d'innocence".

L'obligation prochaine du port du masque dans les lieux publics clos, peut-être à partir du 1er août.

Des prévisions sombres concernant l'emploi, avec une "augmentation massive" du chômage en vue.

Un "dispositif exceptionnel d'exonération de charges" pour les jeunes.

La réforme des retraites sera renégociée, avec une "priorité à l'emploi" à la rentrée.

Les décisions prises concernant l'impôt sur la fortune (ISF) ne seront pas remises en cause.

Un processus "le plus vite possible" pour engager le chemin d'un référendum après la Convention citoyenne sur le climat.

Le développement à nouveau du fret ferroviaire, des trains de nuit et des petites lignes.

Une généralisation des caméras-piétons dans la police d'ici la fin du quinquennat.

14h46 : "Partout où nous avons déployé le TGV dans notre pays, et que les villes sont à 2 heures de Paris, est-ce que les lignes intérieures [aériennes] de 1 heure se justifient encore ? Non, et là on doit rationaliser notre modèle. (...) Par contre, quand vous avez le train qui met 5, 6 ou 7 heures, est-ce que le vol domestique se justifie ? Oui."

Petit retour en arrière dans cet entretien désormais terminé. Interrogé sur les lignes aériennes intérieures, Emmanuel Macron a pris deux exemples selon la situation en France. Il a également promis de développer le fret ferroviaire, "massivement", les trains de nuit et les petites lignes de train.

FRANCEINFO

14h37 : "Nous allons tout reprendre et généraliser avant la fin du quinquennat toutes les caméras piétons qui permettent, sur ces sujets comme sur celui ensuite des modes opératoires, de rétablir la confiance entre la population et la police."

Emmanuel Macron annonce la généralisation de ce dispositif qui permet d'enregistrer des images lors des contrôles"Le gouvernement y reviendra", ajoute-t-il, mais "c'est un élément essentiel de ce patriotisme républicain auquel je crois".

14h44 : #14JUILLET "Nous allons généraliser avant la fin du quinquennat les caméras-piétons" portées par les forces de l'ordre, annonce Emmanuel Macron.

14h32 : "Je souhaite toujours réduire le nombre de parlementaires, la proportionnelle. Il y a un chemin que la Constitution impose mais les contraintes politiques ne me permettent pas de le faire. Il y a une crise démocratique. On ne peut pas voir les niveaux d'abstention des municipales et ne pas de se dire que ça ne va pas. L'idée s'est installée que les gouvernants ne pourraient rien changer."




14h32 : "On ne va pas recréer l'industrie d'hier mais on peut, en France, redevenir une grande nation industrielle grâce à l'écologie. Pourquoi ? Parce qu'on ne va pas importer des matériaux de l'autre bout du monde (...). On va produire à nouveau dans nos régions parce que le numérique va nous permettre aussi de produire des plus petites quantités plus vite grâce à l'impression 3D. On va aider nos entreprises petites, moyennes et grandes à investir pour passer à ce modèle écologique."

FRANCEINFO

14h28 : Quid d'un référendum souhaité par les membres de la Convention citoyenne pour le climat ? La seule question qui peut être soumise à une telle consultation est celle de l'article qui place "l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique" et le "respect de la biodiversité" dans la Constitution, explique Emmanuel Macron. Mais avant de modifier le texte fondamental, il faut d'abord un vote préalable du Parlement, permettant d'ouvrir un Congrès ou' un référendum. Quand ? "Le plus vite possible."

14h24 : Place à la question des impôts. "Nous n'avons pas supprimé l'ISF. Nous avons transformé l'ISF en impôt sur la fortune immobilière, conformément à mon engagement, c'est à dire que nous avons supprimé l'impôt sur le capital qui est réinvesti dans les entreprises." Et quand Gilles Bouleau lui fait remarquer que cette mesure a coûté 3 milliards d'euros, le président répond qu'elle a permis de faire "revenir des gens qui investissent", permettant à la France d'être à la première place des pays les plus attractifs d'Europe.

14h16 : Y aura-t-il une réforme des retraites avant la fin du quinquennat ? "Il est évident que dans les années qui viennent, il faudra procéder à une réforme des retraites", évacue Emmanuel Macron.

14h17 : Emmanuel Macron distingue deux choses : le financement du système des retraites et le principe de la retraite par points. "Le Premier ministre, Jean Castex, va réunir vendredi tous les partenaires sociaux pour tout remettre sur la table." Mais il ajoute que "la priorité de la rentrée, c'est l'emploi", ce qui est exactement le mot d'ordre des organisations syndicales et patronales.

14h09 : #14JUILLET "La réforme des retraites ne peut pas se faire comme elle était enclenchée avant la crise", déclare Emmanuel Macron. "Il faut la remettre à la discussion et à la négociation".

14h28 : Emmanuel Macron détaille ce dispositif."On va mettre sur ce dispositif 30 milliards d'euros pour compléter les salaires, financer les formations, soit aller dans les secteurs d'activité où il y a des opportunités." Il évoque aussi l'hypothèse d'une "modération salariale" – liée toutefois à la mise en place d'un "dispositif d'intéressement et de participation" – et d'une "modération des dividendes". FRANCEINFO

14h01 : Après le volet sanitaire, place donc au volet économique. "Tous les instituts qui font référence écrivent qu'il y aura entre 800 000 et un million de chômeurs de plus à l'horizon du printemps 2021", déclare Emmanuel Macron. Il prône une poursuite des investissements pour préserver les emplois ainsi qu'un "dispositif inédit d'activité partielle de longue durée".

13h59 : "Nous allons avoir une augmentation du chômage massive" en raison de la crise économique, avertit Emmanuel Macron.

13h59 : Emmanuel Macron prendrait-il de l'hydroxychloroquine, un traitement recommandé par le professeur Didier Raoult, mais dont l'efficacité n'a pas été établie ? "Non. (...) Il n'y a pas de traitement stabilisé", répond le président. "S'il n'y a pas de traitement, je ne vais pas en prendre." Et d'ajouter : "Ce n'est pas au président de la République ou à un politique de trancher un débat scientifique."

13h52 : Emmanuel Macron dessine une nouvelle stratégie après le confinement généralisé, "mesure la plus radicale". Le président "ne veut pas de cela à nouveau pour le pays", même en cas de nouvelle vague épidémique, et met en avant une "approche différenciée". Cela veut dire que des mesures pourraient être mise en place au niveau local, le cas échéant. "La clé, c'est d'être en vigilance partout dans le pays."

13h51 : "Nous serons prêts" à faire face en cas de recrudescence des cas de Covid-19, assure Emmanuel Macron. "Maintenant, on sait ce qu'on consomme en masques, respirateurs, curares et médicaments. Et nous avons à la fois les stocks et les approvisionnements qui sont sécurisés."

13h50 : "Je recommande à tous nos concitoyens de porter le masque au maximum quand ils sont dehors et a fortiori quand ils sont dans un lieu clos. Nous allons nous mettre en situation de pouvoir, par exemple à partir du 1er août, le rendre totalement obligatoire [dans ces lieux publics fermés]."

13h50 : #14JUILLET Le port du masque sera bientôt obligatoire dans les lieux publics clos, annonce Emmanuel Macron.

13h47 : Emmanuel Macron est maintenant interrogé sur la nomination de Gérald Darmanin à l'Intérieur. "Aucune cause n'est défendue justement si on le fait en bafouant les principes fondamentaux de notre démocratie", répond le chef de l'Etat. "Je le dis pour un ministre, comme je le dirai pour quelques citoyens que ce soit. Je suis aussi là où je me place le garant de cette présomption d'innocence." Emmanuel Macron ajoute qu'il a eu une discussion avec Gérald Darmanin et il parle de "relation de confiance d'homme à homme". FRANCEINFO

13h39 : Le gouvernement a-t-il opéré un virage à droite ? "Je suis radicalement en désaccord. J'ai le droit. D'abord parce que je crois au dépassement politique." Emmanuel Macron revendique ce qu'il nomme "le dépassement politique". Il souligne que "quatorze personnalités ont eu des mandats politiques à gauche ou des engagements en soutien à la gauche".

13h37 : Pourquoi avoir changé de Premier ministre ? "Parce que c'est une page politique de la vie du pays qui se tourne", répond Emmanuel Macron. "Parce qu'on ne peut pas dire on en prend un nouveau chemin, une nouvelle méthode, un nouveau temps du quinquennat. Et dire qu'on le fait avec la même équipe." Le président défend Jean Castex, successeur d'Edouard Philippe, dont il loue la "culture du dialogue social".

13h34 : Emmanuel Macron estime qu'une France "plus forte et plus indépendante" passe par "le travail, l'économie et le modèle social". Il vante la méthode utilisée durant les trois premières années du quinquennat, qui ont permis selon lui de réaliser des "réformes qu'on pensait impossibles". Le président estime que la France "était en train de gagner la bataille contre le chômage de masse et de baisser l'impôt", avant la crise sanitaire et économique.

13h29 : "Nous sommes loin d'être les pires, mais nous avons en quelque sorte un doute permanent sur nous mêmes en tant que pays. Et nous avons en notre sein ce que j'ai parfois appelé ses 'passions tristes', c'est-à-dire des forces de division – on lisait ce matin un texte du général de Gaulle qui en parlait lui-même – qui parfois nous conduisent à ne plus avancer parce qu'on ne pense que ces divisions-là."

13h40 : "J'ai sans doute laissé paraître quelque chose que je ne crois pas être, profondément, mais que les gens se sont mis à détester : un président qui voudrait tout réformer, pour que ce ne soit que les meilleurs qui puissent réussir, pour que notre pays, finalement, s'adapte à la mondialisation. Ça n'est pas mon projet, mais le jeu des maladresses, parfois des phrases sorties de leur contexte d'autrefois."





Interrogé sur les réactions parfois vives à son endroit, Emmanuel Macron fait son mea culpa. Le président dénonce également les "discours de haine" et de "radicalité", qui "affaiblissent" la démocratie.

13h24 : "Ce 14-Juillet est un peu particulier. (...) C'est un 14-Juillet qui consacre la fierté d'être Français, dans lequel nous célébrons nos armées. (...) Mais lors de ce 14-Juillet, nos armées ont accepté d'offrir un peu la vedette aux soignants, à ces hommes et ces femmes qui nous ont protégés, se sont battus pour nous."



13h20 : #14JUILLET Quelle sera la feuille de route d'Emmanuel Macron pour la fin du quinquennat ? Vous pouvez suivre en direct son interview du 14-Juillet à la radio, sur le canal 27 ou sur notre site.

13h19 : Comme vous pouvez le remarquer, l'interview d'Emmanuel Macron a pris du retard puisqu'elle était prévue à 13h10. Elle va débuter dans quelques minutes.

12h04 : Midi, faisons un nouveau point sur l'actualité de ce mardi 14 juillet :

#14JUILLET Défilé aérien puis au sol, hommage au général de Gaulle et aux personnes engagées dans la lutte contre le coronavirus... Suivez en direct la cérémonie militaire du 14-Juillet.

#14JUILLET Après la cérémonie, Emmanuel Macron répondra aux questions de Léa Salamé et Gilles Bouleau à partir de 13h10, en direct de l'Elysée. Un entretien de 45 minutes, visant à préciser les objectifs du chef de l'Etat pour le reste de son quinquennat.


Le gouvernement et les représentants de trois syndicats ont signé hier une série d'accords pour la revalorisation salariale du personnel hospitalier, à hauteur de 8 milliards d'euros.


La pandémie de Covid-19 a fait plus d'un demi-million de morts à travers le monde. "Trop de pays vont dans la mauvaise direction", alerte l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Suivez notre direct.