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Déconfinement : les frontières ouvrent en Europe et hors Europe, avec prudence

Les voyages reprennent petit à petit. Hier soir, le président français a annoncé l’ouverture des frontières de la France au sein de l’Union Européenne. Mais dans les faits, c’est un petit peu plus compliqué.

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La place Saint-Marc, à Venise, encore pratiquement déserte le 14 juin 2020
La place Saint-Marc, à Venise, encore pratiquement déserte le 14 juin 2020 (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

Avant de fermer sa valise et de sauter dans un train, une voiture ou un avion, il faut quand même regarder de près les consignes. Depuis trois mois, et c’est historique, les pays européens se sont fermés les uns aux autres pour éviter la propagation de l’épidémie. À l’exception de deux pays, qui n’ont jamais fermé leur frontières : la Suède et le Luxembourg avaient choisi des méthodes moins contraignantes. Mais de fait, la circulation des voyageurs européens a quasiment cessé. Dès ce matin, c’est donc en théorie terminé. La France va appliquer des mesures de réciprocité, c’est-à-dire appliquer aux ressortissants des pays ce que l’on impose aux voyageurs français.  

Ouverture en ordre dispersé 

La Roumanie est le seul pays, pour l’instant, à ne pas ouvrir ses frontières et ne donne aucune date d’allègement du dispositif. En revanche, il est possible d’aller en Allemagne, sans restrictions, comme en Italie, qui a déjà rouvert ses frontières. L’Espagne et son voisin portugais attendent le week-end prochain pour faire tomber les frontières. La Grande-Bretagne va ouvrir, mais avec une période de quarantaine obligatoire, ce qui sera donc aussi le cas pour les Britanniques qui viennent en France, au nom de la réciprocité. En fait, chaque pays est libre de ses choix, et si le principe est l’ouverture, les gouvernements peuvent décider d’appliquer une mesure spécifique. C’est le cas de la Grèce, qui ouvre aux touristes, mais fera des tests aléatoires aux aéroports à l’arrivée, et se réserve le droit d’imposer une quarantaine.  

Plus compliqué en-dehors de l'Europe 

Emmanuel Macron l’a précisé dans son allocution : certaines zones du monde où le virus circule de manière active sont encore interdites aux français : les Etats-Unis, le Brésil, le Pérou, le Chili, par exemple, mais ce ne sont pas les seuls. En fait, la France va suivre les recommandations européennes, et statuer au cas par cas. Il faudra donc à chaque fois vérifier que le pays est ouvert et que vous avez le droit de vous y rendre. Sans quoi vous aurez du mal à revenir en France. On peut quand même dire que la planète s’ouvre, doucement, aux voyages. Et c’est une bonne nouvelle.

La place Saint-Marc, à Venise, encore pratiquement déserte le 14 juin 2020
La place Saint-Marc, à Venise, encore pratiquement déserte le 14 juin 2020 (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)