Déconfinement : "Le télétravail va rester la règle" dans les grandes entreprises, affirme l’Association nationale des DRH

D'après Benoît Serre, vice-président délégué de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), les grandes entreprises n'imaginent pas faire revenir "plus de 10% de leurs effectifs" à partir de lundi 11 mai.

Les mesures sanitaires que l\'employé est en droit d\'attendre de son employeur pour être protégé face au Covid-19. (Illustration)
Les mesures sanitaires que l'employé est en droit d'attendre de son employeur pour être protégé face au Covid-19. (Illustration) (MAXPPP)

Alors que le déconfinement approche, "le télétravail va rester la règle" dans les grandes entreprises après le 11 mai, affirme vendredi 8 mai sur franceinfo Benoît Serre, vice-président délégué de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH). D'après lui, les grandes entreprises "imaginent faire revenir ce lundi pas plus de 10% de leurs effectifs dans les sièges sociaux".

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D'après ce spécialiste des ressources humaines, avec le confinement "beaucoup de gens ont découvert le télétravail, non seulement les salariés, mais également les entreprises qui ont découvert que finalement ça fonctionnait. Et donc les tendances qu'on observe partout, c'est que ça va durer longtemps." Il cite le groupe PSA qui "a annoncé sa volonté d'installer durablement le télétravail de principe dans ses services hors production".

Adapter le télétravail

"Un certain nombre d'entreprises sont en train de réfléchir à étendre et à maintenir le télétravail, non pas uniquement pour faire face à la crise sanitaire, mais aussi parce que c'est un élément assez fort de qualité de vie au travail et qui est d'ailleurs assez souvent réclamé par les salariés", poursuit Benoît Serre. "Et d'autre part le télétravail est l'intérêt des entreprises, ça permet de soit faire face à des crises, soit quelquefois faire des économies de coûts immobiliers. Et puis, c'est l'intérêt des pouvoirs publics, puisque ça désengorge les transports, même indépendamment des périodes de crises sanitaires", détaille le DRH.

Mais d'après Benoît Serre, il faudra des adaptations : "C'est difficile de comparer le télétravail que les gens ont connu depuis deux mois et le vrai télétravail qu'on connaissait." Avant la crise du coronavirus, "le télétravail était d'ailleurs assez peu répandu en France, c'était 17 % des salariés", souligne-t-il. "Le télétravail qu'on a connu depuis deux mois, c'est un télétravail confiné, permanent, dans des conditions parfois difficiles", conclut Benoît Serre.