Covid-19 : une association de patients saisit le Conseil d'État pour contraindre le ministre de la Santé à s'expliquer sur les origines de la pandémie

Les demandes d'éclaircissements visent notamment l’institut de virologie de Wuhan en Chine à la création duquel la France a largement participé.

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Radio France
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Le laboratoire P4 de Wuhan (Chine), au sein de l'Institut de virologie. (HECTOR RETAMAL / AFP)

L’association de patients Union Nationale des Associations Citoyennes de Santé (UNACS) saisit jeudi 5 novembre le Conseil d’État pour contraindre le ministre de la Santé, Olivier Véran, à s’expliquer sur l’origine de la pandémie de Covid-19, a appris franceinfo.

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"Olivier Véran doit demander la vérité à ses partenaires chinois et nous répondre", réclame depuis des mois l’association. Les demandes d'éclaircissements au ministre de la Santé sont jusqu'à présent restées lettre morte. Pourtant, la France a des liens privilégiés avec l’institut de virologie de Wuhan. Elle a participé à sa création en 2004, même si depuis, avec le temps, le partenariat franco-chinois s'est distendu.

Un silence "inadmissible"

Certains se demandent si le coronavirus est accidentellement sorti du laboratoire de virologie de Wuhan, en Chine, ville-foyer de l’épidémie. Cela reste une hypothèse possible, reprise par de nombreux complotistes. Le gouvernement américain a d’ailleurs lancé une enquête. "Nous demandons à ce qu'on nous dise de quelle manière ce laboratoire a été exploité. Comment l'accord franco-chinois a été appliqué et ce qu'il a été convenablement exécuté. Est-ce que les Chinois ont failli dans leur mission ? Les Chinois avaient une obligation de renseigner régulièrement la France de l'évolution des recherches. Ils avaient l'obligation annuellement de déposer un rapport à l'OMS sur le fonctionnement de ce laboratoire, ce qui n'a jamais été fait", explique Maître Emmanuel Ludot, l’avocat de l’association.

"Les Français ne savent pas ce que c'est ce virus, d'où il vient, comment il fonctionne. Tout cela nourrit le complotisme et le silence d'un ministre, ce n'est pas bon dans un état d'esprit comme celui-là. C'est un silence que je considère, en tant que citoyen comme inadmissible", a-t-il ajouté. Le Conseil d'État devrait rendre sa décision sous 48 heures.

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