Covid-19 : situation "inquiétante", plusieurs nouveaux cas positifs au variant britannique… Ce que l'on sait du cluster détecté à Marseille

Une personne infectée par le variant britannique du coronavirus a été identifiée à Marseille. Parmi ses 45 cas contacts, 23 personnes ont été testées positives, dont huit avec ce variant du virus.

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France Télévisions
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La façade de l'IHU de Marseille, le 1er septembre 2020. (MAXPPP)

Un cluster préoccupant a été détecté à Marseille autour d'un patient zéro porteur du variant britannique du coronavirus. Alors que la lutte contre l'épidémie de Covid-19 impose l'instauration du couvre-feu dès 18 heures dans la cité phocéenne à partir de dimanche 10 janvier, franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cet important foyer de contagion.

Un cluster avec 45 cas contacts dont 23 positifs

Ce cluster a été identifié autour d'un premier patient infecté par le variant britannique du Sars-CoV-2, bien plus contagieux que le virus classique. Autour de ce premier cas, un total de 45 cas contacts ont été recensés.

Parmi ceux-ci, 23 personnes ont été à leur tour testées positives au Covid-19, a rapporté l'Agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans un communiqué, samedi 9 janvier. L'ARS ajoute qu'elle poursuit ses investigations, afin de trouver d'autres éventuels cas contacts et de les inviter à se faire dépister.

Neuf cas de variant britannique détectés

Le patient zéro a d'abord été le seul à être diagnostiqué comme porteur du variant britannique. Celui-ci a été mis en évidence grâce à une analyse réalisée dans le laboratoire de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection, dirigée par le désormais célèbre Didier Raoult.

D'autres analyses ont été lancées sur les échantillons de prélèvements des 23 autres personnes testées positives au sein du cluster pour déterminer si ces dernières étaient elles aussi porteuses du variant britannique, précise l'ARS. Ces séquençages ont permis de révéler que sept de ces 23 cas positifs étaient eux aussi porteurs du variant britannique, a annoncé dimanche au cours d'une conférence de presse l'éphémère maire écologiste de la ville, aujourd'hui première adjointe chargée de la santé, Michèle Rubirola, disant tenir ces informations de l'ARS.

Un neuvième cas du variant britannique de Covid-19 a été détecté dans les Hautes-Alpes cette fois, a confirmé à France Télévisions la direction générale de la santé dimanche. La personne testée positive à ce variant fait partie de la famille du premier cas. Cette personne comme ses cas contacts ont été mis en isolement dès la réception du résultat positif du test PCR, précise l'ARS de Paca dans un nouveau communiqué.

Un foyer de contamination pendant les fêtes de fin d'année

Le patient zéro a été testé positif à la suite d'un test PCR réalisé le 31 décembre. Il fait partie d'une famille française de cinq personnes, vivant au Royaume-Uni et ayant séjourné en France pendant les vacances de fin d'année, indique l'ARS de Paca. 

Le maire PS de Marseille, Benoît Payan, a déclaré au cours de cette même conférence de presse, dimanche, qu'il souhaitait que "le gouvernement intensifie les contrôles aux aéroports".

Les marins-pompiers prêts à intervenir

Le maire de Marseille a jugé au cours de cette même conférence de presse, dimanche, que la situation était "inquiétante" dans sa ville, compte tenu de ces informations. Benoît Payan a également assuré samedi que sa ville se tenait prête "à opérer une grande campagne de vaccination".

L'édile avait déjà indiqué dans un tweet samedi que 40 marins-pompiers de la ville étaient mobilisables au besoin, pour aller tester les éventuels nouveaux cas contacts.

Deux équipes spécialisées sont ainsi intervenues dimanche dans les 7e, 8e et 9e arrondissements, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur. La première, issue de la Cellule mobile d'interventions biologiques, est capable de réaliser 20 tests PCR en 20 minutes. La seconde, baptisée Covid-19 Marseille Environment Testing & Expertise (Comete), est spécialisée dans les tests des eaux usées. Cette technique permet de repérer des cas positifs jusqu'à six jours avant les premiers symptômes. 

Une des raisons du couvre-feu à 18 heures

Le préfet des Bouches-du-Rhône, Christophe Mirmand, a déclaré dans un communiqué samedi que l'abaissement de l'heure du couvre-feu à 18 heures à partir de dimanche était "en particulier justifié par la détection" de ce "cluster familial élargi".

Ce foyer de contagion n'a cependant pas été le seul facteur déterminant, a reconnu le préfet. Dans le département, la situation est en effet "particulièrement préoccupante", a-t-il souligné, avec un taux d'incidence supérieur à 225 pour 100 000 habitants.

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