Covid-19 : quels sont les pays européens qui limitent leur accès aux voyageurs venus de France ?

Les voisins les plus proches de la France imposent presque tous des restrictions à leurs frontières, alors que l’épidémie de coronavirus progresse tous les jours en Europe.

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Radio France
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Une passagère arrive masquée à l'aéroport de Heathrow, à Londres (Grande-Bretagne) le 10 juillet 2020 (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Les vacances de la Toussaint débutent le 17 octobre. Ceux qui ont la chance de pouvoir voyager se demandent quelles destinations leur seront ouvertes dans les plus proches pays européens. Plus largement, tous les voyageurs venus de France font face actuellemment à un durcissement des conditions d'accès au Royaume-Uni, en Allemagne, Belgique, Suisse et Italie.  

Le Royaume-Uni, le plus sévère

  

Ce pays a imposé dès le 15 août 14 jours d'isolement à toutes les personnes en provenance de France. Prise en plein été, cette décision contraignante a dans un premier temps pénalisé les touristes britanniques présents sur le sol français. Ces vacanciers ont dû rentrer en catastrophe dans leur pays avant l'entrée en vigueur de la mesure. Si les restrictions britanniques sont les plus sévères parmi nos voisins, les contrôles sont paradoxalement quasi inexistants pour les voyageurs, selon le correspondant de franceinfo Richard Place.     

L’Allemagne agit par paliers

 

Les autorités allemandes ont placé trois régions françaises en zones à risque dès le 24 août : Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Guyane. Le 9 septembre, c’était au tour de l'Occitanie, de la Nouvelle Aquitaine, de Rhône-Alpes-Auvergne et de la Corse. Et le 16 septembre, les Hauts-de-France étaient également classés à risque. Ces régions comportent toutes des départements placés en zone rouge en raison d’une accélération de l’activité épidémique. Les personnes venant de ces régions sont soumises à un test obligatoire et une quarantaine en attendant les résultats.    

L'Italie, la plus récente

Ce pays a imposé d’un coup des restrictions le 21 septembre sur sept régions françaises : Île-de-France, Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Concrètement, les voyageurs venus de ces régions devront présenter un test effectué moins de trois jours avant l'entrée en Italie. À défaut, le test devra se faire dans un aéroport, un port ou au poste-frontière.  

La Belgique vise des départements

 

Depuis le 26 août, les autorités belges imposent des tests aux voyageurs français venus de plusieurs départements. Paris, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Sarthe, Hérault, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, mais aussi la Guyane et Mayotte. Le test et l’isolement sont obligatoires. Les autorités belges se sont aperçues en août que 22% des personnes testées positives revenaient d'un voyage à l'étranger.  

La Suisse n’épargne que deux régions limitrophes, et la Bretagne

Les autorités helvétiques ont placé neuf régions françaises de métropole en zones à risque le 11 septembre. Huit territoires français d’outre-mer sont également concernés. Une quarantaine de dix jours est imposée à ceux qui arrivent des régions visées. Seules trois régions métropolitaines française sont épargnées : les deux régions frontalières que sont Rhône-Alpes-Auvergne et Bourgogne-Franche-Comté. Les travailleurs frontaliers sont exemptés de l'obligation de quarantaine. Enfin, la Bretagne échappe également aux restrictions décidées par la Suisse.

L'Espagne, la moins contraignante

 

Dans ce pays durement touché par l’épidémie, il n’y a pas de restrictions pour les personnes venues de France. Il faut juste remplir un formulaire qui permet d'obtenir un QR code nécessaire lors de l'arrivée sur le sol espagnol. Par ailleurs, un contrôle de la température est possible dans les aéroports.

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