Covid-19: “L’immunité collective au 14 juillet est un objectif atteignable”, selon le Pr Annane

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Pr djillali annane
France 2
Article rédigé par
C. Roux - France 2
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Le Pr Djillali Annane, chef du service de réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré à Garches (Hauts-de-Seine), est l’invité des “4 Vérités” de France 2 mardi 23 mars.

“La situation reste très tendue, le service est complet, il est essentiellement rempli de patients atteints de la forme grave du Covid-19 et les sollicitations quotidiennes pour admettre de nouveaux patients sont de plus en plus nombreuses”, affirme le Pr Djillali Annane, chef du service de réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré à Garches (Hauts-de-Seine), dans les “4 Vérités” mardi 23 mars.

“Depuis fin décembre, c’est tendu, et depuis quinze jours, il y a une aggravation de la tension”, ajoute-t-il. “On va tenir, aussi difficile que cela soit, mais ce qui compte c’est comment on s’en sortira. Il faut qu’on ait le moins de séquelles possibles”, poursuit le médecin.

Djillali Annane craint que les nouvelles mesures de restrictions ne soient pas suffisantes pour pouvoir rapidement faire baisser la tension. Ces mesures finiront par être suffisantes, mais c’est une question de temps”.

Des familles “en colère et frustrées”

L’Allemagne a décidé de ne pas laisser le feu repartir. La stratégie zéro Covid est la seule stratégie qui permet d’attendre que l’on ait atteint la protection vaccinale collective. En France, on a choisi de vivre avec le virus et on en paie le prix”, commente-t-il.

Lorsque les familles perdent un proche, elles perçoivent une certaine forme d’injustice. La révolte va grandir. Les familles ne comprennent pas que cette maladie continue de tuer, encore plus que lors de la première vague. Les familles sont en colère et frustrées”, déclare le professeur Annane. Pour les soignants, “ce qui pèse, c’est la fatigue et le sentiment de ne pas voir le bout du tunnel”.

“L’immunité collective au 14 juillet est un objectif atteignable. Il faut qu’on vaccine dans les entreprises, les lycées, les universités...”, conclut le Pr Annane. 

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