Covid-19 : les restaurants ouverts clandestinement seront privés du fonds de solidarité, prévient Bruno Le Maire

S'il a reconnu les grandes difficultés du secteur face à la pandémie, le ministre de l'Economie a appelé les restaurateurs à ne pas transgresser les règles sanitaires en vigueur, lundi sur RTL.

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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à la sortie du Conseil des ministres, le 20 janvier 2021 à Paris. (XOS? BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Les restaurants clandestins qui enfreignent les règles en servant des clients à table verront leur accès au fonds de solidarité "suspendu pendant un mois"a annoncé sur RTL le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, lundi 1er février. Ils en seront définitivement privés en cas de récidive, a-t-il également prévenu.

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"C'est extrêmement dur pour les restaurateurs, moralement et économiquement", a reconnu le ministre, mais "ça ne justifie en rien de ne pas respecter les règles, qui sont des règles sanitaires".

Tous ceux qui restent ouverts seront suspendus pendant un mois de l'accès au fonds de solidarité et si jamais il y a récidive, ils n'y auront plus accès du tout.

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie

sur RTL

Cette annonce intervient alors que des restaurateurs ont lancé des appels à ouvrir ce lundi, comme à Villeurbanne (Rhône) – auxquels ne se sont pas associées les organisations patronales. Le Premier ministre, Jean Castex, ne prévoit pas de réouverture de ces établissements avant la mi-février, au plus tôt.

La sanction concerne tous les commerces qui enfreindraient les règles, a bien précisé Bercy à l'AFP. Pour les entreprises faisant l'objet d'une fermeture administrative, l'aide du fonds de solidarité s'élève à 10 000 euros par mois ou une indemnisation de 20% du chiffre d'affaires 2019, dans la limite de 200 000 euros par mois.

Par ailleurs, le ministre a également indiqué que les contrôles seront renforcés dans les commerces pour s'assurer que la jauge de 10 m2 par client est bien respectée. En cas de non-respect, ce sera "une amende d'abord, une fermeture ensuite", a déclaré Bruno Le Maire. Il s'agit de "quelques cas isolés en France", mais "je ne veux pas que ça se répande, que ça devienne soit une habitude, soit une façon de braver l'interdit."

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