Covid-19 : les autotests pratiques pour être "utilisés massivement en complément de la PCR", indique un biologiste

Ces dépistages du Covid-19 à réaliser soi-même sont vendus depuis lundi dans les pharmacies.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Le prix est d'un autotest vendu en France ne pourra pas excéder les six euros jusqu'au 15 mai. (SVEN HOPPE / DPA)

Les autotests, vendus en pharmacie à partir de lundi 12 avril, "permettront de détecter plus de personnes à condition de bien les utiliser pour les bonnes personnes", a tenu à souligner lundi 12 avril sur franceinfo Lionel Barrand, président du syndicat Les Biologistes Médicaux. Ils peuvent être "utilisés massivement en complément de la PCR" pour détecter les personnes contaminées par le Covid-19, "parce que de toute façon, on ne peut pas dépister 60 millions de Français avec la PCR tous les jours".

>> Covid-19 : ce qu'il faut savoir sur les autotests, disponibles dès ce lundi en pharmacie

Ces autotests sont "rapides et peu chers", souligne Lionel Barrand. "Donc cela peut être utile. L'objectif est de pouvoir dépister massivement et régulièrement des populations qui n'auraient pas été dépistées autrement."

Mais le biologiste précise que les performances des autotests "sont moins bonnes" que les autres techniques. Il ne faut donc pas les "utiliser pour de mauvaises raisons". Lionel Barrand pointe "trois risques principaux" à éviter. "Le faux négatif, du fait des mauvaises performances", qui pourrait pousser des personnes à "lever les mesures barrières et contaminer l'entourage en étant faussement rassuré". Le deuxième risque est "le faux positif" qui peut intervenir avec des lots "mal conservés ou mal utilisés". Le troisième risque découle d'une personne "seule chez elle qui découvre un résultat positif et qui ne prendrait pas les mesures d'isolement et qui ne préviendrait pas les cas contacts pour casser les chaînes de transmission".

"Quatre consignes" à respecter

Afin d'éviter ces différents risques, Lionel Barrand préconise "quatre consignes" à respecter. "Premièrement, les utiliser chez les personnes qui n'ont pas de symptômes et qui n'ont pas de risque particulier. Deuxième conseil, "quand on a un résultat négatif" comme pour tous les tests "il ne faut pas lever les mesures barrières". La troisième consigne est de faire "contrôler par un test PCR" un résultat positif, "pour s'assurer du bon résultat et pour que la prise en charge du patient et des cas contacts soit adaptée". Le quatrième conseil est à destination de "toute personne qui a des symptômes ou qui est en contact avec J-7". Elle doit "faire le test de référence, c’est-à-dire la PCR, pour éviter un maximum les faux négatifs".

Lionel Barrand ajoute que le syndicat Les Biologistes Médicaux a demandé à L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qu'elle "fasse des études à grande échelle en France pour vérifier" quels autotests "fonctionnent bien et lesquels devraient être arrêtés parce qu'ils ne répondent pas au cahier des charges". Il appelle à "du suivi" et à ne pas se baser "uniquement sur les notices".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.