Covid-19 : le médecin Jérôme Marty appelle à "des frappes chirurgicales" contre l’épidémie avec des mesures localisées

Alors que de nouvelles restrictions doivent être annoncées pour les Alpes-Maritimes, le président de l’Union Française pour une médecine libre estime qu'il faut adapter la situation "département par département, territoire par territoire, presque ville par ville ou quartier par quartier".

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Radio France
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La promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes), samedi 20 février 2021. (VALERY HACHE / AFP)

Face à la progression de l'épidémie de Covid-19 dans certains départements, "Il faut faire des frappes chirurgicales, c’est-à-dire que véritablement, on s'adapte à la situation département par département, territoire par territoire, presque ville par ville ou quartier par quartier", défend dimanche 21 février sur franceinfo le médecin généraliste Jérôme Marty, président de l’Union Française pour une médecine libre. De nouvelles mesures vont être prises pour faire face à la forte circulation du virus dans le département des Alpes-Maritimes. "Il faut vraiment regarder cette épidémie de façon beaucoup plus fine qu'on ne l'a fait jusqu'à présent et agir beaucoup plus vite", plaide le docteur.

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Ces "frappes chirurgicales" peuvent suffir, selon Jérôme, à freiner l’épidémie. "Ce que l'on peut regretter pour les Alpes-Maritimes et pour Nice en particulier, c’est que ça fait quand même plusieurs semaines que la situation se dégrade, plusieurs semaines qu'on voit monter les variants.

"On peut regretter encore une fois qu'on ait attendu que l’iceberg soit contre la coque du navire pour agir. Désormais, il va falloir prendre des mesures. C’est sans doute un peu difficile pour ce territoire, mais il faut le faire avant de se faire dépasser"

Jérôme Marty

à franceinfo

À partir de la semaine prochaine, les médecins généralistes pourront administrer le vaccin AstraZeneca aux patients entre 50 et 64 ans présentant des comorbidités. Philippe Marty leur fait une recommandation : "La semaine prochaine, chaque médecin ne disposera que d’un flacon pour la semaine, c’est-à-dire 10 doses pour la semaine. Donc, je lance un appel aux patients concernés : ce n'est pas la peine de vous précipiter chez votre généraliste, laissez plutôt votre généraliste vous appeler parce que celui-ci va véritablement cibler les patients qui sont le plus en adéquation avec ce vaccin."

Les "oubliés" de la vaccination

Au sujet des 65-75 ans, qui ne peuvent, de par leur âge, recevoir le vaccin Astrazeneca, ni le vaccin Pfizer-BioNtech, encore réservé aux plus de 75 ans, le président de l’Union Française pour une médecine libre estiment qu'ils sont "oubliés" et n'ont "aucun renseignement" sur la date de leur possible vaccination.

"On voit que les centres de vaccination sont totalement bouchés avec beaucoup de personnes qui n'arrivent pas à obtenir de rendez-vous encore aujourd'hui ou qui n'ont pas de visibilité avant mi-mars ou fin mars", regrette Philippe Marty. Le médecin généraliste résume ainsi les deux écueils de la campagne selon lui : "Le matériel vaccinal n'est pas disponible en assez grande quantité et nous avons une opacité complète pour arriver à obtenir un rendez-vous."

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