Covid-19 : il ne faut pas fermer les frontières mais "proposer une détection rapide des cas", selon le directeur général de la Santé

"La France n'a pas besoin de contrôle aux frontières", a expliqué Jérôme Salomon.

Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, à Paris, le 30 janvier 2020.
Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, à Paris, le 30 janvier 2020. (JULIEN DE ROSA / EPA)

Alors que le coronavirus Covid-19 se déploie dans le nord de l'Italie, avec plus de 100 cas officialisés et trois morts, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon l'assure sur franceinfo, pour contrer rapidement l'épidémie, les contrôles aux frontières ne servent à rien. Il faut "proposer une détection rapide des cas".

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"La situation est préoccupante en Italie", admet-t-il, lundi 24 février. "Des cas sont probables en France du fait de cette proximité, mais notre objectif est toujours le même : proposer une détection rapide des cas."

La France n'a pas besoin de contrôle aux frontières, selon Jérôme Salomon. "Ce qui est important, c'est de détecter rapidement toute personne contagieuse", affirme le directeur général de la Santé. "C'est d'ailleurs pour cela qu'on aura sans doute beaucoup de cas dans les prochaines heures. [...] Le nombre de cas en cours d'investigation doit augmenter." 

Toute personne qui revient de Lombardie ou de Vénétie avec des symptômes doit être placée comme suspecte.Jérôme Salomonà franceinfo

Face à une maladie facilement contagieuse, Jérôme Salomon veut rassurer : la France est transparente et collabore en permanence avec les professionnels de santé. "Nous nous adaptons face à cette situation très évolutive. Nous avons anticipé avec les professionnels de santé, que nous avons réunis à plusieurs reprises. Il y a plus de 100 hôpitaux prêts à accueillir des patients, plus de 30 laboratoires en capacité de réaliser plus de 1 000 tests par jour."

L'épidémie est possible en France, mais le directeur général de la Santé assure que "toutes les mesures sont envisagées, nous nous inspirons de différents plans que nous avons déjà travaillé, en coordination avec les hospitaliers et les professionnels de santé libéraux".