Covid-19 : "En réanimation, on ne voit pas vraiment la décrue à l'horizon", d'après un chef de service de réanimation des Hauts-de-Seine

À l'hôpital, les signaux positifs "restent incertains", indique Djillali Annane, alors que le Premier ministre a parlé d'une situation sanitaire qui "s'améliore".

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Radio France
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L'unité Covid du service de réanimation de l'hôpital d'Avignon (MARIE-AUDREY LAVAUD / FRANCE-BLEU VAUCLUSE)

"En réanimation, on ne voit pas vraiment poindre la décrue à l'horizon", souligne sur franceinfo le professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine. A l'occasion d'un point presse ce jeudi 22 avril, le Premier ministre, Jean Castex, a entamé sa prise de parole par un point sur la situation sanitaire qui "s'améliore" en France.

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Une situation qui reste "extrêmement critique" en réanimation

"Les signaux positifs, on veut y croire, mais il faut rester prudent parce que pour l'instant ils restent incertains", explique Djillali Annane, précisant que "sur le terrain, en particulier en réanimation, on ne voit pas vraiment poindre la décrue à l'horizon". "On reste dans une situation extrêmement critique sur le plan hospitalier et en particulier en réanimation", insiste-t-il, rappelant que "l'appel à la prudence est véritablement important".

"Ce qu'on continue d'observer c'est une augmentation constante, certes un peu plus lente, mais constante. On flirte avec les 6 000 patients au niveau national. En Ile-de-France, en particulier, on reste au-delà de nos capacités habituelles", détaille le chef de service de réanimation. Comme certains de ses collègues, il éprouve des "craintes" quant au retour des élèves en classe : "on est très loin d'une protection immunitaire collective. On ne l'aura pas atteinte avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois".

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