Covid-19 : déjà que les JO "c'est stressant", mais là, "c'est anxiogène", la judoka Clarisse Agbegnenou face au nouveau protocole japonais

La judoka Clarisse Agbegnenou essaie de se préparer au mieux aux Jeux olympiques (JO) de Tokyo au Japon, prévus du 23 juillet au 8 août. Malgré des règles sanitaires souvent bouleversées par la pandémie de Covid-19.

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Clarisse Agbégnénou tentera de décrocher une médaille d'or à Tokyo fin juillet, le seul titre qui manque à son palmarès chez les - de 63 kg. (JEAN-BAPTISTE QUENTIN / MAXPPP)

"Déjà que les jeux c’est stressant", mais là, cela devient "anxiogène" réagit la judoka Clarisse Agbegnenou au micro de franceinfo samedi 1er mai, alors que le protocole sanitaire mis en place par le gouvernement japonais a de nouveau évolué pour que les Jeux de Tokyo se tiennent malgré la pandémie de Covid-19. Les Jeux olympiques doivent débuter dans moins de trois mois. Un nouveau protocole a été renforcé par le CIO et prévoit notamment que les athlètes soient testés tous les jours et non plus tous les quatre jours. La question de la présence ou non des spectateurs nippons a été repoussée et sera tranchée en juin.

Je veux être à fond, à 100 % et être heureuse de faire ces jeux-là

Clarisse Agbegnenou

judoka

"J’essaye de vraiment pas trop me mettre toutes ces infos en tête pour être le moins impactée possible", poursuit la championne qui a dû digérer toutes ces informations quelques semaines avant le début de la compétition. "Alors en plus si je sais que mes parents ne sont pas là, qu’on va être enfermés et testés tous les jours, c’est compliqué. Cela rajoute encore plus de pression et d’être encore un peu plus malheureux. 

Vendredi 30 avril, la présidente du comité d'organisation n'a pas exclu que toute la compétition se déroule à huis clos. La numéro 1 de l’équipe de France féminine de judo dit "comprendre" la position du gouvernement japonais. "On voit un monde qui est en train d’être détruit. On ne peut pas passer outre. Je ne peux pas dire non il faut faire les Jeux à tout prix. Ça peut avoir des répercussions pour ceux qui sont là-bas. Donc oui il faut faire attention d’abord à l’humain. Après, c'est eux qui ont le choix. Nous, on ne peut rien faire. J’accepterai que ce soit un choix positif ou négatif", explique Clarisse Agbegnenou. Par ailleurs, elle indique qu'elle va "réfléchir" à se faire vacciner, alors que la vaccination sera ouverte pour tous les adultes à partir du 15 juin.

Clarisse Agbegnenou tentera de décrocher une médaille d'or à Tokyo fin juillet, le seul titre qui manque à son palmarès chez les - de 63 kg.

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