Covid-19 : "2 000 personnes contrôlées en Alsace et 9 verbalisations" pour défaut de test PCR, selon la préfète de la région Grand-Est

Depuis lundi, il faut désormais présenter un test PCR négatif pour rentrer en France quand on arrive d'un pays de l'UE. Selon la préfète du Grand-Est, "la règle est comprise et particulièrement bien respectée".

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Radio France
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Illustration de contrôle à la frontière, le 1er février 2021. (SYLVAIN LEFEVRE / HANS LUCAS)

Pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, depuis lundi 1er février, il faut désormais présenter un test PCR négatif pour rentrer en France quand on arrive d'un pays de l'Union européenne, y compris quand on entre en voiture sur le territoire. C'était le cas à la frontière franco-espagnole ou encore en Alsace, à la frontière allemande.

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"Ces contrôles ont été effectués à la fois sur les frontières, mais également sur ce qu'on appelle les PPA, les Points de passage autorisés. La police aux frontières et les gendarmes, ont été très présents de manière aléatoire pour effectuer ces contrôles", a indiqué lundi sur franceinfo, Josiane Chevalier préfète de la région Grand-Est et du Bas-Rhin. "Aujourd'hui, sur 2 000 personnes contrôlées en Alsace, il y a eu seulement 9 verbalisations" pour cette première journée. Des résultats qui montrent, selon elle, que "la règle est comprise et particulièrement bien respectée".

Ces 9 personnes ont été verbalisées pour absence de test PCR, mais "il y a trois dérogations qui permettent de préserver la vie des frontaliers, les déplacements de moins de 24 heures et à moins de 30 kilomètres du domicile. Les travailleurs transfrontaliers et bien entendu, les chauffeurs routiers", a précisé la préfète.

"S'adapter à la réalité de la vie transfrontalière"

"Les choses se sont bien passées aujourd'hui. Il y a eu des contrôles terrestres, mais également des contrôles dans les gares et dans les aéroports" et "ce sont des contrôles de fermeté. On a eu des moyens supplémentaires en forces mobiles dans les deux départements alsaciens et pour venir justement appuyer les forces de l'ordre".

"II y a beaucoup de flux", notamment avec "le Luxembourg, c'est plus de 100 000 travailleurs transfrontaliers. Notre rôle est aussi de gérer ça avec doigté pour éviter qu'au moment où il y a ces mouvements frontaliers, il n'y ait pas de difficultés de circulation. Donc, on essaie de s'adapter aussi à la réalité de la vie transfrontalière", a insisté Josiane Chevalier.

Sans test PCR un résident n'est pas empêché de rentrer en France, à son domicile, mais il doit s'acquitter de 135 euros d'amende. "On est jamais contents quand on est verbalisés mais les policiers et les gendarmes, expliquent aussi le sens des mesures. On leur a demandé justement de vraiment rappeler qu'il s'agissait d'une mesure de prévention sanitaire", a conclu la préfète de la région Grand-Est.

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