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Coronavirus : le manque de patients et la "concurrence" entre les études expliquent en partie les difficultés de l'essai Discovery, indique une infectiologue

Le vaste essai clinique à l'échelle européenne, Discovery, coordonnée par l'Inserm, doit tester l'efficacité de quatre antiviraux contre le nouveau coronavirus mais tarde à donner des résultats solides et satisfaisants, selon la Pr Anne-Claude Crémieux, infectiologue, invitée mercredi sur franceinfo.

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Radio France
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 (NICOLAS ASFOURI / AFP)

"Il y a pas mal d'études concurrentes et chacun va recruter dans une étude qu'il a imaginée" pour trouver un traitement au coronavirus, rappelle mercredi 13 mai sur franceinfo, la professeure Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis de Paris. D'après elle, cela explique en partie les difficultés du vaste essai clinique à l'échelle européenne, Discovery, coordonnée par l'Inserm. Il doit tester l'efficacité de quatre antiviraux contre le nouveau coronavirus mais il tarde à donner des résultats solides et satisfaisants.

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L'infectiologue pense que les difficultés de Discovery sont aussi dues au fait que "cette étude est assez lourde pour les inclusions" de nouveaux patients atteints du Covid. Par conséquent, "d'autres pays ont choisi d'inclure [des patients] dans d'autres études". Anne-Claude Crémieux note également qu'"il y a très peu de molécules à tester".

Le très grand nombre d'essais différents pour une même molécule peut aussi s'expliquer, d'après Anne-Claude Crémieux, par le fait "qu'on ne sait pas très bien quand est-ce qu'on peut commencer à traiter"."Est-ce qu'il faut commencer à traiter très tôt ou non ? Les différents essais explorent aussi le moment optimal pour commencer à donner ces traitement", poursuit-elle.

Ce qui compte, c'est que nous aurons des résultats en ce qui concerne l'efficacité de ces traitements anti-viraux puisque beaucoup d'autres études ont été lancées dans le monde.

Anne-Claude Crémieux

à franceinfo

La professeure est aussi revenue sur les cas de personnes qui semblaient avoir été recontaminées après avoir été infectées une première fois au coronavirus. "Les éléments qu'on a sont plutôt rassurants". "L'OMS et d'autres études permettent aujourd'hui de conclure qu'il ne s'agit pas de réinfections", conclut-elle.

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