Coronavirus : la détresse des travailleurs du sexe, privés d'emploi

Déjà vulnérables, les travailleurs du sexe sont précarisés à cause de la crise sanitaire du Covid-19.

Partout dans le monde, la pandémie fragilise encore plus les travailleurs du sexe. En Belgique, Dolorès, 60 ans, est travailleuse du sexe depuis 42 ans. Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, elle n'a plus de revenu. "Quand va-t-on rouvrir ? Quand on va rouvrir, comment cela va se passer avec les clients ? Est-ce qu'ils vont venir ? Est-ce qu'ils ne vont pas avoir peur ? Et nous aussi, on veut bien gagner de l'argent mais on ne peut pas mettre non plus notre santé en danger", explique-t-elle.

De nombreux travailleurs du sexe en situation de précarité

La Belgique compte officiellement entre 25 000 et 30 000 travailleurs du sexe dont 85% viennent de l'étranger et sont en situation d'exploitation. Dolorès, comme tous les autres, ne touche aucune aide de l’État. Elle doit compter sur la solidarité mise en place par les collectifs. Une solidarité à laquelle elle participe elle-même activement. En Europe, et partout dans le monde, de nombreux travailleurs du sexe se retrouvent sans emploi et sans revenus, ne bénéficiant pas d'aides étatiques.

Une prostituée attend un client au Bois de Boulogne, à Paris.
Une prostituée attend un client au Bois de Boulogne, à Paris. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)