Coronavirus : la crainte du pire dans les favelas du Brésil

En Amérique du Sud, face au coronavirus qui pourrait faire des dizaines de milliers de victimes au Brésil, le président Jair Bolsonaro maintient toujours que pour lui ce n'est qu'une petite grippe alors que des ravages sont attendus dans les favelas.

Dans les favelas surpeuplées des grandes villes du Brésil, le coronavirus affecte déjà les plus pauvres. Ils se retrouvent isolés par les mesures de restriction de mouvement et d'isolement. Dans une usine de tri des déchets, l'activité est à l'arrêt et la conséquence est une perte de revenus pour les employés. Une association vient aider les habitants des bidonvilles aujourd'hui encore plus dépourvus.

Des difficultés croissantes

"Cette semaine, les employés de la collecte n'ont plus rien, plus d'argent pour acheter de la nourriture ou pour dépenser quoi que ce soit. Alors, on leur dit de s'amuser avec la vie malgré les difficultés", alerte Luiz Carlos Fernandes, le président de la coopérative des amis de l'environnement. Les visites de l'association sont très attendues en cette période de confinement. Une mère de famille nombreuse travaillait dans l'usine d'ordures et elle s'inquiète car son réfrigérateur est désormais vide...

Le JT
Les autres sujets du JT
Le président brésilien, Jair Bolsonaro, le 18 mars 2020 à Brasilia (Brésil).
Le président brésilien, Jair Bolsonaro, le 18 mars 2020 à Brasilia (Brésil). (MATEUS BONOMI / AGIF / AFP)