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Coronavirus : des consignes extrêmes données aux Philippines

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Coronavirus : des consignes extrêmes données aux Philippines
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France Télévisions

Aux Philippines les consignes extrêmes  données par le président effraient. La moitié des 110 millions d'habitants sont confinés dans la plus grande précarité.

Dégainer à vue sur les contrevenants, c'est la consigne donnée par le président philippin pour quiconque ne respecterait pas le confinement. Dans les rues de Manille, la capitale, en temps normal si animée, il n'y a plus personne. Depuis plus de quinze jours, la capitale des Philippines et ses 16 millions d'habitants, vit au ralenti. Mais la précarité est très forte dans le pays. Les habitants doivent faire du stop, il n'y a plus de transports en commun, ils doivent marcher pour rejoindre la campagne "ça va me prendre toute la journée", confie quelqu'un.

"Abattez-les"

Des dérogations ont été accordées au personnel de santé et certains fonctionnaires, mais tous sont contrôlés : identité et tests de température. Surtout, pour ceux qui créeraient des troubles, le président Rodrigo Duterte a tranché. "Mes ordres s'adressent à la police, à l'armée amis aussi aux responsable des villages. S'il y a des problèmes ou de la violence, et que votre vie est en danger, abattez-les !", a-t-il lancé. Pour inviter les gens à rester chez eux, les localités ont installés des cercueils. Officiellement, il y a 496 décès du coronavirus et plus de 2 300 cas confirmés.

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