Coronavirus : c'est dans le secteur de la construction que la reprise de l’activité économique est la plus "nette", selon une enquête

La Dares et l'Insee ont publié, mercredi, une étude qui montre l'évolution de la situation économique du pays entre mars et avril.

Un salarié en télétravail à son domicile, le 19 mars 2020, à Bourges (Cher).
Un salarié en télétravail à son domicile, le 19 mars 2020, à Bourges (Cher). (MAXPPP)

Une "certaine reprise de l'activité." C'est ainsi que la Dares et l'Insee jugent l'évolution de la situation économique du pays entre mars et avril. "Alors qu'en mars, 19% des salariés étaient dans une entreprise dont l’activité s’était arrêtée, ils ne sont plus que 12% dans ce cas en avril", peut-on lire dans leur dernière enquête rendue publique, mercredi 20 mai. 

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Cette amélioration est "particulièrement nette" dans les secteurs de la construction (16% à l'arrêt en avril, 53% en mars), de la fabrication de biens d’équipements et d’autres produits industriels, ainsi que dans les plus petites entreprises (26% à l’arrêt en avril, après 39% en mars dans les entreprises de 10 à 19 salariés).

"Au total, un peu moins de la moitié des salariés sont encore en avril dans une entreprise dont l’activité s’est arrêtée ou a diminué de plus de moitié (45%, après 49% en mars)", poursuit l'enquête.

Davantage de réductions d’effectifs en avril

Autre point important : les réductions d’effectifs dans les entreprises. Si elles restent limitées, elles augmentent toutefois "légèrement" par rapport à mars, et passent "davantage par le non-renouvellement de CDD", mais aussi par "une hausse des licenciements de CDI ou des ruptures conventionnelles."

Enfin, si la part des salariés au chômage partiel complet diminue, le nombre d’entreprises ayant eu recours au chômage partiel au cours du mois augmente entre mars et avril. Et les raisons du recours au chômage partiel se sont modifiées. "L'impossibilité de maintenir l’activité en assurant la sécurité des salariés est moins fréquemment évoquée qu’il y a un mois, au profit de la réduction des débouchés ou des commandes et de la fermeture obligatoire dans le cadre des restrictions de certaines activités", évoque l'enquête.